Au Medef, la proposition d'un CPE jeune ravive un déferlement de critiques
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Le président du Medef Patrick Martin
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Le président du Medef Patrick Martin
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Article publié à 15h35 et mis à jour à 17h30
La France va-t-elle revivre les manifestations d'étudiantes contre un nouveau CPE 20 ans après le recul de la droite ? La proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes est une "déclaration de guerre aux jeunes et aux salariés", a réagi samedi la CGT, dénonçant un "CPE XXL". « Le MEDEF propose de ressusciter le CPE en pire, avec un CDI "pouvant être rompu sans motif pendant les premières années" pour les jeunes. Il y a 20 ans la mobilisation a permis de bloquer l'adoption du CPE. En 2026 on ne veut toujours pas de contrats au rabais pour les jeunes », a réagi de son côté Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac sur X. De son côté, le syndicat étudiant Unef a brandi samedi la menace d'une mobilisation si le "nouveau CPE déguisé" proposé par le Medef était "imposé", jugeant cette mesure "inacceptable" et refusant que la jeunesse soit une "variable d'ajustement économique".
Selon des documents consultés par l'AFP vendredi, le Medef, principale organisation patronale, a proposé la création d'un CDI "pouvant être rompu sans motif pendant les premières années", avec "une indemnisation croissante en lien avec l'ancienneté du salarié en cas de rupture".
Ce dispositif comporte des similitudes avec le "contrat première embauche" (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.
"Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert" et "réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai", dénonce la CGT dans un communiqué publié samedi.
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"Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s", ajoute l'organisation syndicale. La CGT prévient qu'elle "refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments". Joint par l'AFP vendredi, le Medef avait indiqué qu'il ne s'agissait pour l'heure que de "propositions pour nourrir le débat". "Il ne s’agit pas de se séparer plus facilement", a insisté samedi sur franceinfo Fabrice le Saché vice-président du Medef. "Toute la logique qui préside à ces pistes de réflexion - et pas propositions – (...) c’est comment on fait pour arrêter le scandale absolu d’avoir 1,4 million de jeunes qui ne sont ni en formation ni en étude ni en emploi, d’avoir 19% de taux de chômage chez les jeunes". À un an de la présidentielle, le patronat espère bien instiller ses idées dans l'opinion publique.
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(Avec AFP)
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