Finances locales : La Banque postale douche l’optimisme des collectivités
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Mairie d'Ibos (Hautes-Pyrénées, France)
Florent Pécassou/Wikimedia Commons
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Mairie d'Ibos (Hautes-Pyrénées, France)
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En théorie, les fins de mandat municipal se suivent et se ressemblent entre une pression fiscale quasiment nulle et l’achèvement des projets d’investissement. Sauf que cette année 2025 s'avère synonyme d’accroissement des dépenses liées à la transition écologique, et de redressement des finances publiques, révèle la note de conjoncture 2025 de La Banque postale sur les collectivités territoriales.
Une transformation du paradigme financier local, « réduisant peu à peu comme peau de chagrin la capacité des acteurs à utiliser les impôts de la décentralisation comme un moyen global de financement de l’action publique » et une fiscalité « devenant de moins en moins localisée et de plus en plus consumérisée », poursuivent les auteurs de l'étude.
Par exemple, si la crise du logement semble s’atténuer avec une baisse des taux d’intérêt observée au premier semestre 2025, permettant aux départements de retrouver des droits de mutation (DMTO), qui entrent dans le calcul des frais de notaire, rien ne garantit à court terme le maintien de la croissance de ces recettes tirées du marché immobilier.
« Tout optimisme serait illusoire », tranche la « banque citoyenne ». « Rien ne saurait se produire sans une révolution parallèle des relations entre l’État et les collectivités territoriales dans un dialogue respectueux des enjeux nationaux et surtout dans la vérité des propos », ajoute-t-elle.
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En 2025, l’investissement poursuivra sa hausse mais « uniquement » au sein du bloc communal, tandis que les départements et les régions seront obligés de réduire leurs efforts au regard de leurs contraintes financières. Les ressources de fonctionnement ralentiraient ainsi pour la quatrième année consécutive, tandis que les recettes fiscales progresseraient, tirées par la reprise des droits de mutation.
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