Après avoir produit en octobre dernier une étude sur les immigrés dans l’Hexagone, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publie une nouvelle analyse, cette fois spécifique au département de l’Hérault (sur la base de données 2022).
Si les 130 900 immigrés héraultais représentent 11 % de la population globale, soit une moyenne plus élevée que la région Occitanie (9 %) ou l’Hexagone hors Île-de-France (8 %), contrairement à certaines idées reçues, leur nombre est resté stable depuis un demi-siècle, évoluant au rythme de la population globale : pics après la Seconde Guerre mondiale, freins de 1975 à la fin des années 1990, puis augmentation depuis les années 2000. Aujourd’hui une famille héraultaise sur cinq est composée d’au moins une personne immigrée.
Reflétant l’attractivité économique du territoire et l’héritage des différentes vagues migratoires, la population immigrée reste très concentrée à Montpellier (19 %), où elle arrive au 5e rang après Paris, Strasbourg, Nice et Grenoble, et à Béziers (16 %), Catherine Lavaux analysant que « dans ces deux villes, les tensions d’emploi sont plus fortes et répondent à des besoins critiques de main d’œuvre ».