3,2 milliards d'euros de crédits du budget de l'État vont être gelés et 847 millions d'euros annulés, a indiqué, jeudi 28 mai, le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Sans apporter beaucoup de détails, Bercy a annoncé, jeudi 28 mai, vouloir geler 3,2 milliards d'euros de crédits du budget de l'État et en annuler 847 millions d'euros pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient. Ces quelque 4 milliards d'euros d'économies sur le budget de l'État s'ajoutent aux 2,2 milliards d'euros obtenus grâce au gel des allègements de cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires annoncés la semaine dernière, a précisé le cabinet du ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, lors d'un point presse téléphonique.
Le gouvernement avait annoncé à la mi-avril, dans le cadre d'un comité d'alerte sur les finances publiques, que 6 milliards d'euros d'économies sur les dépenses pourraient être réalisés en 2026 pour compenser le coût de la guerre, sous la forme de gels de crédits ou d'« annulations ciblées ».
Un deuxième comité d'alerte se tiendra « fin juin », a précisé le ministère jeudi et « sera l'occasion de refaire un point d'étape sur l'impact de la crise sur les finances publiques et les efforts de gestion nécessaires suite à l'évolution du conflit ».
Réserve de précaution
Dans le détail, Bercy a adopté un premier « décret d'avance », portant à la fois sur des annulations de crédits à hauteur de 407 millions d'euros, compensant les mesures d'aides aux gros roulettes (320 millions d'euros) et le versement du chèque-énergie à 700 000 bénéficiaires supplémentaires (87 millions d'euros).
Un deuxième décret d'annulation de 440 millions d'euros de crédits a également été rédigé.
Ces 847 millions d'euros de crédits annulés « portent quasi exclusivement sur la réserve de précaution et n'avaient pas vocation à être dépensés automatiquement », a-t-on souligné.
Les deux textes, comportant la ventilation précise des annulations, « mission par mission, programme par programme », ont été « transmis pour avis » jeudi soir aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, a précisé le cabinet de David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics.
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