Le moral des patrons français dégringole à un niveau record depuis 2020
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Une vue des tours du quartier d'affaires de la Défense à Paris.
SAM/MEP - REUTERS - SARAH MEYSSONNIER
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Une vue des tours du quartier d'affaires de la Défense à Paris.
SAM/MEP - REUTERS - SARAH MEYSSONNIER
L’hiver s’annonce glacial pour l’économie française. Entre l’instabilité politique, la crise budgétaire, et un climat géopolitique chaotique, le moral des patrons français a plongé brutalement au mois de novembre. Selon la dernière grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour La Tribune, LCI et CCI France, l’indicateur qui mesure la confiance des dirigeants est au plus bas depuis 5 ans, un niveau comparable à celui enregistré pendant la crise vertigineuse du Covid. L’indice s’établit à 65 points contre 68 en octobre.
Plombée depuis l’annonce fracassante de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la confiance des dirigeants peine à se redresser. Dans le détail, 27% des répondants estiment que « c’est très bien en ce moment ». C’est six points de moins qu’en octobre. La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon avait certes provoqué un sursaut de confiance en septembre mais le chaos des débats budgétaires a alimenté les craintes d’une nouvelle absence de vote sur le projet de loi de finances (PLF 2026). Ce qui risque de prolonger l’attentisme des entreprises et des Français.
Autre enseignement important de ce baromètre, les chefs d’entreprise ne se sentent pas assez consultés dans l’élaboration des politiques économiques. Au niveau national, une large majorité de répondants (88%) affirment qu’ils ne sont pas écoutés par les décideurs publics. Pour Emmanuel Macron partisan d’une politique de l’offre depuis 2017, ce résultat est un sérieux avertissement. Dans le détail, ce taux de réponses négatives grimpe à 91% dans la construction et le commerce contre 86% dans l’industrie et 84% dans les services. Sans surprise, il existe également un fossé entre les TPE de 1 à 2 salariés (91%) et les sociétés de plus de 50 salariés (83%).