Iran : la France se dit prête à « participer » à la défense des États du Golfe et de la Jordanie
latribune.fr
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué la possibilité d'une participation de la France à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, alors même que quelque 400 000 Français y seraient localisés.
/FW1/Sherry Jacob - REUTERS - ABDEL HADI RAMAHI
Iran : la France se dit prête à « participer » à la défense des États du Golfe et de la Jordanie
Dans un discours consacré aux frappes iraniennes, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué la possibilité d’une participation de la France à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, alors même que quelque 400 000 Français y seraient localisés. Israël n'est pas mentionné.
La France est « prête » à « participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, « conformément aux accords qui la lient à ses partenaires et au principe de légitime défense collective », a déclaré lundi 2 mars son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
« Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie – Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie - la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense », a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse. Un effort de défense auprès d'Israël, qui a lancé la guerre contre l'Iran conjointement avec les États-Unis, n'est en revanche pas évoqué.
400 000 Français dans la région
« Près de 400 000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région », a ajouté le ministre. « À notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade », a-t-il ajouté.
« Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés », a-t-il détaillé.
La désescalade militaire
Le ministre a appelé à la « désescalade ». « L'escalade militaire doit cesser au plus vite », a-t-il répété. « La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité ».
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« Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînés », a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à « mettre immédiatement un terme à ces opérations ». Après des tirs cette nuit du Hezbollah libanais sur le territoire israélien, une première depuis le début de la guerre, Israël a lancé des frappes en représailles sur plusieurs cibles au Liban, faisant 31 morts et 149 blessés, selon un premier bilan.