Grève du 2 octobre : bilan d'une journée de mobilisation moins suivie que prévu
latribune.fr
Des manifestants marchent à côté des ballons du syndicat CGT lors d'une manifestation à Paris dans le cadre d'une journée de grèves et de protestations nationales contre le gouvernement et les éventuelles mesures d'austérité en France, le 2 octobre 2025.
Ce jeudi, un mouvement social national a affecté les écoles et les transports dans l’Hexagone.
C'est la troisième journée de mobilisation sociale depuis la rentrée organisée pour s'opposer aux pistes d'économies budgétaires et demander plus de justice fiscale. Mais la grève de ce jeudi 2 octobre s'est avérée moins suivie que celle du 18 septembre, avec des taux de grévistes attendus en recul.
Transports
Dans la Capitale, le service est resté normal sur l'ensemble du réseau RATP, à l'exception de quelques perturbations sur le RER B, qui traverse Paris du Nord au Sud.
Côté SNCF, le trafic des TGV s'est aussi retrouvé à normal jeudi, tandis que « quelques perturbations (sont) à prévoir » sur les TER, RER, Transilien et Intercités.
Dans le secteur aérien, 75 grévistes étaient déclarés et « des retards sont à prévoir » , mais avec « un impact limité », selon le ministère des Transports, qui souligne qu'« aucune perturbation significative n'est à prévoir dans les aéroports parisiens ».
Manifestations
La CGT annonce jeudi « près de 600 000 » manifestants partout en France quand ils n'auraient été que 195 000 selon le ministère de l'Intérieur. Ce, contre plus de 500 000 il y a deux semaines selon la police, la CGT avançant le chiffre d'un million de manifestants.
A Paris, selon la Préfecture de police de Paris, 24 000 personnes ont manifesté.
En dehors des cortèges, quelques rassemblements étaient prévus dès le petit matin sur des ronds-points et à des carrefours, selon la CGT.
Par ailleurs, quelque 76 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans le pays contre 80 000 lors des précédentes journées de mobilisation, a indiqué ce jeudi le ministre démissionnaire de l'Intérieur Bruno Retailleau.
Écoles
Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a comptabilisé 27 % de grévistes dans les collèges et lycées jeudi matin, a-t-il annoncé. De son côté, la FSU-Snuipp, premier syndicat du primaire, a indiqué mardi tabler sur 10 % des enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) grévistes, en recul par rapport à la semaine dernière. Le ministère de l'Éducation, avance, de son côté, le chiffre de 6,42 % d'enseignants grévistes.
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Côtés étudiants, des blocages et débrayages devraient avoir lieu dans plusieurs universités comme à Montpellier, Paris 1, Caen, Nantes, Clermont ou Rennes.
À Bordeaux, quelques centaines de lycéens bloquaient un établissement de l'ouest de la ville, aux cris notamment de « Macron démission ». D'autres blocages de lycées ont été signalés à Montpellier par la préfecture.
Selon le ministère, 4,58 % des agents de la fonction publique ont fait grève. Il s'agit d'un recul par rapport au 18 septembre où 12,7 % des agents avaient fait grève. La mobilisation s'est aussi affichée en repli dans les autres branches de la fonction publique avec 3,7 % d'agents en grève dans la fonction publique hospitalière, et 2,35 % dans la fonction publique territoriale, selon les chiffres du ministère à la mi-journée. Le 18 septembre, le ministère avait recensé 12,7 % d'agents grévistes sur l'ensemble de la journée dans la FPE, sur un total de 2,5 millions d'agents.