Après une année difficile, les entreprises occitanes du vin misent sur de nouveaux marchés
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En Occitanie, la viticulture est un secteur majeur, avec 270 000 hectares de vignes.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En Occitanie, la viticulture est un secteur majeur, avec 270 000 hectares de vignes.
DR
Fer de lance des exportations françaises et encore premier poste du commerce extérieur français devant l’aéronautique, les véhicules et la chimie, la filière agroalimentaire est pourtant en chute libre. Si le solde agricole français est redevenu excédentaire au troisième trimestre, il n’en reste pas moins qu’entre janvier et août 2025, il a chuté de 93 % par rapport aux huit premiers mois de l'année 2024.
Une première depuis près de 50 ans, selon les chiffres révélés le 18 novembre dernier par l’Observatoire des exportations alimentaires françaises.
En Occitanie, sur l’année écoulée, le solde des échanges de produits agricoles, sylvicoles et piscicoles est négatif (- 683 millions d’euros), « alors qu’historiquement, jusqu’à il y a deux ans, on était en positif... C’est un poste qui se dégrade », analyse Jean-Michel de Bellerive, chef du service International de la CCI Occitanie.
La viticulture étant un secteur très important en Occitanie, avec 270 000 hectares de vignes, la crise de la consommation en France implique plus que jamais de trouver des relais de croissance ailleurs. Et Philippe Eeckhoutte fait un constat : « La filière des vins et spiritueux a déjà anticipé les conséquences des droits de douane sur le marché américain, le marché chinois est compliqué, il y a une baisse de la consommation de vin partout... Un certain nombre d’entreprises mettent l’export en stand-by, d’autres prospectent résolument. Ainsi au deuxième semestre, nous avons eu une augmentation de 40 % des demandes d’actions collectives pour 2026 par rapport à 2025, qui émanent du même nombre d’entreprises que l’an dernier mais sur des volumes d'actions plus importants donc ».