Deux jours fériés en moins : le patronat vent debout contre un projet de taxe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président du Medef, Patrick Martin.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président du Medef, Patrick Martin.
Reuters
La préparation du budget 2026 s'annonce brûlante. Convié ce lundi matin pour deux heures d'échanges intenses, le patronat français est venu défendre ses positions à Bercy face à Éric Lombard (Économie), Amélie de Montchalin (Comptes publics), Véronique Louwagie (PME) et Marc Ferracci (Industrie). Côté entreprises, étaient présents le Medef, l'Afep, la CPME et l'U2P. Leur crainte ? Passer à la caisse pour redresser les finances publiques exsangues. Sur les 44 milliards d'euros d'économies présentées la semaine dernière par le Premier ministre, les mesures concernant les entreprises ont été peu détaillées.
Mais Bercy a dévoilé quelques pistes devant les différentes fédérations d'employeurs. Pour les deux jours fériés supprimés évoqués par Matignon, le ministère des Finances planche sur un prélèvement de 0,60 % auprès des entreprises.
À lire également
Le surcroît d'activité permettrait des économies de l'ordre de 4,2 milliards d'euros. « Deux tiers du prélèvement iraient vers l'État et un tiers irait vers les salariés », affirme une source. Ce prélèvement « est assis sur une hausse de l'activité et de l'emploi ». À ce stade, Bercy n'a pas apporté de précisions sur les modalités, l'assiette et le calendrier de ce prélèvement. En 2004, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait mis en place un prélèvement de 0,3 % sur la masse salariale en vue de financer une journée de solidarité.