Le Premier président de la Cour des comptes a fait ses adieux à la presse ce mercredi 17 décembre. L’occasion de vanter son bilan à la tête de la Cour des comptes et de livrer quelques conseils à son ou sa successeur.
A l’est, il y aura bientôt du nouveau pour Pierre Moscovici. Le Premier président de la Cour des comptes rejoindra le 1er janvier 2026 la Cour des comptes de l’Union Européenne à Luxembourg. Pour l’ancien ministre de l’Économie et des Finances sous la présidence de François Hollande, une page se tourne.
Mais avant de partir, l’ancien membre du Parti socialiste, a convié la presse, ce mercredi 17 décembre, pour une dernière rencontre. Un dernier round face aux médias pour vanter son bilan à la tête de l’institution.
Nommé en juin 2020, Pierre Moscovici est fier d’avoir pu rendre la Cour des comptes « plus agile, plus attractive et plus ouverte sur la société ». Pour cela, la publication de 100 % des rapports produits par l’institution a été décidée pendant son mandat. « En 1984, la Cour publiait un rapport par an, c’était 35 à ma nomination en 2020, nous sommes désormais à 180 », a-t-il pointé.
Cette publicité des travaux a contribué à renforcer l’influence de la rue Cambon dans le débat public. Une inflation très perceptible cet automne avec la publication remarquée du rapport sur le pacte Dutreil en plein débat budgétaire. Revers de la médaille, la Cour des comptes fait plus fréquemment l’objet d’attaques sur ses travaux. L’institution « ne doit pas se laisser ébranler par ces propos » a-t-il martelé.
L’ancien commissaire européen a aussi tenu à balayer les fantasmes quant aux choix des sujets examinés par la Cour – « un programme établi en toute indépendance », a-t-il rappelé – et au calendrier de publication qui ne suit pas l’actualité.
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