Face à la crise, le cognac active le plan d’arrachage le plus généreux de France
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Le vignoble cognaçais s'étend sur 88 000 hectares.
Yohan Bonnet / La Tribune
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Le vignoble cognaçais s'étend sur 88 000 hectares.
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Il y a trop de vignes en France, et surtout à Cognac. Alors qu'un plan d'arrachage national va ôter à partir de cette année 32 500 hectares dans les grands bassins viticoles, le vignoble charentais sort le carnet de chèques pour pousser les domaines à y participer.
Les représentants de la viticulture élus au Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic) ont ainsi déclaré par voie de communiqué que les volontaires du plan national, déjà primés à hauteur de 4 000 euros par hectare, bénéficieront d'une surprime exceptionnelle de 6 000 euros l'hectare. La contribution sera abondée par un mécanisme de solidarité : tous les membres de l'appellation paieront une cotisation additionnelle obligatoire en 2026 qui garnira le pot commun. Moyennant donc 10 000 euros par hectare, il s'agit déjà de la prime d'arrachage la plus généreuse jamais accordée.
Le message est clair : le vignoble est surdimensionné et il faut urgemment réduire la voilure. Mais les domaines le veulent-ils ? La région joue plutôt l'attentisme puisque le plan d'arrachage temporaire proposé l'an passé à Cognac n'a généré qu'environ 2 000 hectares de candidatures et à peine 1 000 hectares pour le plan national.
Et pour cause, le bassin vient de planter à tour de bras avec +20 % de superficie en huit ans. Labourer ces efforts si tôt est une idée qui peine à s'imposer. Le faible engouement se révèle pourtant très problématique à l'heure où les ventes sont au plus bas depuis vingt ans et où les chais sont saturés par l'équivalent d'une décennie de stocks.
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Pour défaire les réticences, la proposition pourrait donc aller encore plus loin. La filière cognac réclame depuis plusieurs mois une participation de l'Europe, l'estimant fautive de la dégradation des relations commerciales avec la Chine. Elles espèrent que l’État français puisse encore appuyer la demande, alors que celui-ci a jusqu'ici manifesté peu d'intérêt dans cette démarche.
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