Le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale seront déposés ce mardi 14 octobre au Parlement. La Tribune fait le point sur ce que contiennent ces textes cruciaux pour l’année prochaine.
C’est dans un contexte de crise politique que seront présentés, ce mardi 14 octobre, le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Dans la copie initiale qu’auront à débattre les parlementaires dès cette semaine, l’exécutif entend ramener le déficit à 4,7 % fin 2026. Mais ce chiffre a été remis en question par le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même la semaine dernière, ce dernier évoquant une « cible de déficit public » entre « 4,7 % et 5 % de manière définitive ».
Selon nos informations, pour atteindre le niveau de 4,7 % à la fin de l’année prochaine, le gouvernement entend réaliser un effort de 31 milliards d’euros d’économies – 17 milliards d’euros en dépenses et près de 14 milliards d’euros grâce à de nouvelles recettes.
Du côté des dépenses, l’État devrait prendre pleinement sa part. Sébastien Lecornu – renommé Premier ministre vendredi 10 octobre par Emmanuel Macron – avait indiqué au Parisien vouloir réduire de six milliards d’euros « le train de vie » de l’État. « Au moment où l'on va devoir faire des économies, on va devoir être exigeants sur la tenue du déficit public, la manière dont l'argent du contribuable est dépensé», a-t-il réaffirmé ce lundi 13 octobre lors de la première réunion de son nouveau gouvernement.
En partant de l'hôtel de Matignon à la fin de l'été, l’ancien Premier ministre François Bayrou avait laissé une copie des plafonds de dépenses préparés par ses équipes. Compte tenu du calendrier très serré pour le nouvel exécutif, il semble que la nouvelle équipe ait repris ces travaux pour déterminer les coupes à réaliser sur la sphère de l'État.
Au total, les dépenses des ministères pourraient reculer de 1,6 %. Dans les lettres plafonds laissées par l'ancien Premier ministre Bayrou, certaines missions avaient vu leurs dépenses amplement rabotées. Dans le collimateur de Bercy, figuraient la mission Solidarité, insertion et égalité des chances (-1,7 milliard d'euros) ou encore le Travail, l'emploi et l'administration des ministères sociaux (-1,3 milliard d'euros). L’enveloppe de l'aide au développement (-700 millions d'euros) ou encore celle de la cohésion des territoires (-900 millions) devraient également être taillées.
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