Attendu au tournant, Sébastien Lecornu promet de « soutenir le logement »

Lecornu
Magali Cohen - Reuters

Lecornu
Magali Cohen - Reuters
Au lendemain de la nomination d’un septième ministre du Logement depuis la réélection du président Macron en mai 2022, le Premier ministre a évoqué, à deux reprises, le mot « logement ». Au chapitre sur le partage du pouvoir avec le Parlement, Sébastien Lecornu a affirmé, sans plus de précision, que « les débats sur les moyens à allouer pour l’écologie, la sécurité, l’Éducation, le logement, les collectivités locales, nos services publics : chaque parlementaire s’en saisira ».
Au volet sur le partage du pouvoir avec les partenaires sociaux, le locataire de Matignon a, ensuite, défendu « un budget pour l’emploi, pour produire, pour que le travail paye ». « Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs », a aussitôt ajouté Sébastien Lecornu, là encore, sans davantage d’explications.
Toujours est-il que les professionnels du logement, des agents immobiliers aux promoteurs en passant par les bâtisseurs, misent sur le statut du bailleur privé pour relancer l’investissement locatif, en panne dans le neuf comme dans l’ancien. L’idée : amortir les logements mis en location pour une longue durée et les exclure de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Selon les calculs des parlementaires Marc-Philippe Daubresse et Mickaël Cosson, auteurs d’un rapport en ce sens remis avant l’été, cela provoquerait un choc d’offre et réduirait le déficit public de 500 millions d’euros dès 2026, puis de 1,9 milliard par an en moyenne de 2026 à 2032.
Mais, de son côté, le collectif des experts-comptables de la location meublée a toujours rétorqué - étude du cabinet Asterès à l’appui - que cela risquait de se traduire par une perte immédiate de revenus fonciers pour les finances publiques.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Il n’empêche : selon nos informations, cette ristourne fiscale ne figure pas au projet de loi de finances 2026 présenté, ce matin, en Conseil des ministres, mais devrait faire l’objet d’un amendement gouvernemental dès l’arrivée du budget au Parlement.