Pouvoir d’achat : les entreprises freinent sur les augmentations de salaire
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Le cabinet LHH a constaté des enveloppes en baisse pour les augmentations en 2025.
Reuters
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Le cabinet LHH a constaté des enveloppes en baisse pour les augmentations en 2025.
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Combien les salariés français sont-ils payés actuellement ? Quelles sont les perspectives d’augmentations en 2026 ? Après l’APEC, c’est au tour du cabinet spécialisé en ressources humaines, LHH, de dresser un bilan de 2025 et d’esquisser des perspectives pour 2026. « Les enjeux de pouvoir d’achat restent très présents malgré un retour normal à l’inflation », a affirmé Delphine Landeroin, spécialiste des politiques de rémunération. L’indice des prix à la consommation (IPC) mesuré par l’Insee a certes marqué le pas en 2025 (1 %), mais le pouvoir d’achat des salariés reste morose. L’OFCE table sur une faible hausse du pouvoir d’achat (par unité de consommation) de seulement 0,3 % en 2025 et même un repli en 2026 (-0,4 %). Dans la zone euro, les prévisions de salaires sont également atones. Les économistes de Nomura évoquent une période de « modération salariale » dans une récente note. Dans ce climat maussade, les négociations annuelles obligatoires (NAO) en entreprise ne devraient pas déboucher sur des hausses substantielles.
Premier constat, les salariés ont enregistré « une légère hausse » sur leur bulletin de paie en 2025 par rapport à 2024, d’après des chiffres préliminaires. Chez les cadres, les salaires de base médians s’élèvent à 53 300 euros (brut) contre 52 400 euros en 2024 (+1,5 %). En prenant en compte les bonus, le salaire du personnel d’encadrement s’élève à 56 400 euros en valeur médiane. Chez les non-cadres, le salaire de base s’établit à 32 200 euros (brut) contre 32 000 euros en 2024 (+0,6 %).
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Si l’on prend en compte l’inflation, cela signifie que les salaires réels des travailleurs du secteur privé (hors cadre) ont baissé de 0,4 point, à l’exception du Smic. En effet, seul le salaire minimum est indexé sur l’indice des prix dans l’Hexagone. Et si l’on se réfère à l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) calculé par Eurostat, le repli des salaires est encore plus important car cet indicateur intègre des dépenses de santé que ne prend pas en compte l’indice des prix classique. Sur le plan géographique, les écarts entre Paris et la province sont encore marqués avec 6 % de différence de salaire chez les cadres et 4,5 % chez les non-cadres.