En France, le rebond de l'emploi des cadres suspendu à la guerre au Moyen-Orient
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Le quartier d'affaires de la Défense à Paris.
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Le quartier d'affaires de la Défense à Paris.
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Le marché de l'emploi cadre va-t-il résister à la morosité ambiante ? Flambée des prix, croissance atone, consommation en berne, record de défaillances… Les signaux négatifs se multiplient sur le front de l'économie française depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. En dépit d'une conjoncture dégradée, les perspectives de l'Apec montrent que les embauches pour les cadres devraient accélérer de 4 % en 2026. « Cette inflexion positive reste à confirmer compte tenu du contexte géopolitique au Moyen-Orient », a tout de même nuancé Laetitia Niaudeau, nouvelle directrice générale venue remplacer il y a quelques semaines Gilles Gateau à la tête de l'organisation.
Compte tenu de l'incertitude sur l'issue du conflit et la volatilité des marchés, cet exercice de prévision réalisé avant la guerre doit être appréhendé « avec prudence », a insisté l'organisme, lors du point presse.
Au total, l'Apec anticipe 305 000 recrutements de cadres en 2026 contre 294 500 en 2025. Il s'agirait du troisième pic de recrutements en 25 ans d'enquêtes, selon les données communiquées. Après avoir franchi un sommet en 2023 (330 000), les embauches de cadres ont chuté mais demeurent à un niveau supérieur à la période pré-Covid.
L'instabilité et les incertitudes budgétaires au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024 ont provoqué de l'attentisme chez les chefs d'entreprise. De nombreuses enquêtes avaient montré ces dernières années que le brouillard politico-budgétaire et le tour de vis sur la dépense publique avaient engendré des doutes sur les projets d'investissement et de recrutement.