Le plus grand domaine viticole familial de France sort de la procédure de sauvegarde sollicitée il y a un an. Toujours aux commandes, les frères Grassa expliquent à La Tribune leur stratégie de relance entre étalement de dette, arrachage de vigne et refonte de l'offre.Le soulagement s’entend dans leurs voix. « L’esprit libéré, nous allons pouvoir regarder de nouveau vers l’avenir et écrire un nouveau chapitre de notre histoire », annonce à La Tribune Rémy Grassa, qui dirige avec son frère Armin le Domaine Tariquet à Eauze (Gers). Il y a tout juste un an, les deux directeurs généraux de la plus grande propriété viticole familiale de France (1 125 hectares), spécialiste de l’armagnac et des vins blancs, avaient sollicité l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce d’Auch.
Ce dernier a validé le 14 janvier dernier le plan proposé une semaine auparavant par le duo pour assainir la santé financière du domaine. Sauf objections de dernière minute, il sera effectif ce mercredi 28 janvier.
Pas d’évolution de l’actionnariat
« C’était une décision volontaire de solliciter l’ouverture de cette procédure préventive, qui permet de prendre le temps, à l’écart de la tempête, de trouver des solutions, car nous n’étions pas en cessation de paiements », rappelle Armin Grassa, co-actionnaire avec son frère, à 56 % à parts égales, avec d’autres membres de la famille et le fonds Crédit Mutuel Equity (24,5 %).
« L’actionnariat reste inchangé. Nous sommes déterminés à poursuivre le travail de notre père et grand-père initié en 1912 », poursuit-il. De quoi démentir les rumeurs sur un projet de partenariat, voire de rachat, par les Grands Chais de France, repreneurs récemment de la cave coopérative de Buzet, qui a couru dans la région.