Le 29 août dernier, le ministère de l'Agriculture s'était montré confiant sur une éradication possible de la dermatose nodulaire qui fait trembler les éleveurs laitiers.
Ce mardi, une nouvelle réunion du « Parlement de l'élevage », rassemblant l'ensemble des acteurs de la filière française, s'est tenue au ministère de l'Agriculture. Alors que plusieurs syndicats exigent l'arrêt des mesures de dépeuplement total des foyers, ainsi qu'une vaccination à l'échelle nationale, l'Etat campe sur sa stratégie actuelle.
Il s'agissait d'un point d'étape particulièrement attendu par les éleveurs, alors que l'épidémie de dermatose nodulaire bovine qui sévit en France ralentit, mais continue de grignoter du terrain.
Après avoir fait son apparition le 29 juin dernier pour la première fois sur le territoire français en Savoie, cette maladie virale des bovins, non transmissible à l'homme mais très contagieuse au sein des cheptels, aura désormais touché 108 foyers répartis au sein de 73 élevages, eux-mêmes issus de 7 départements (la Savoie, Haute-Savoie, l'Ain, le Rhône, le Jura, les Pyrénées Orientales, et désormais le le Doubs depuis le 28 novembre dernier), selon le dernier décompte du Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire (MASA).
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Et de rappeler qu'à ce stade, près de 1 million de bovins ont été vaccinés au sein des zones réglementées (pour un coût non confirmé à ce stade qui avait été estimé à 1 million d'euros précédemment, ndlr), sur un cheptel français qui compte près de 17 millions de bêtes au total. Et ce, alors que les mesures d'abattage ont concerné à ce stade 3089 bovins.