Le ministère de l'Agriculture a livré lundi un point d'étape concernant l'épizootie qui ébranle la profession agricole depuis l'apparition d'un premier cas, le 29 juin. Si les exportations des zones indemnes ont pu reprendre depuis le 1er novembre, le nombre de bovins à vacciner au cœur des zones réglementées atteint le million.C'est une épizootie « dont le plus haut pic serait passé », selon les services du Ministère de l'Agriculture, qui se veulent confiants. Pour autant, la dermatose nodulaire bovine (DNC) donne toujours du fil à retordre aux autorités sanitaires. Si lors d'un point d'étape réalisé le 29 août dernier, la ministre de l'Agriculture avait toujours en tête qu'une « éradication de la maladie est possible », quelques semaines plus tard, les nouveaux cas décélèrent, mais demeurent.
Alors que l'Hexagone avait annoncé une reprise anticipée des exportations de bovins dès le 1er novembre, mettant fin à quinze jours de suspension qui ont crispé la filière, et que les premières zones réglementées de la Savoie et Haute-Savoie viennent tout juste de sortir du statut de zone surveillée, l’épidémie continue de progresser, notamment dans le Jura et les Pyrénées-Orientales où quinze nouveaux foyers viennent d’être détectés. À titre de comparaison, seuls sept foyers avaient été repérés sur les neuf semaines précédentes.
Résultat : la France fait désormais état, selon le dernier décompte officialisé ce lundi, de 96 foyers comptabilisés au sein de 63 élevages, répartis eux-mêmes dans 14 départements et 3 régions françaises. « À date, ces cas donnent lieu à quatre principales zones réglementées, dont l'une - la Savoie et la Haute-Savoie - qui est passée depuis le 22 octobre uniquement en zone vaccinale ». La levée de la zone réglementée du Rhône, qui est théoriquement prévue pour le 5 novembre prochain après l'apparition d'un cas le 18 septembre dernier, reste soumise à l'évolution sanitaire des tout prochains jours.
Au total, près de 2.700 bovins ont déjà dû être euthanasiés à l'égard des mesures de « dépeuplement total » des foyers concernés, tandis qu'une enveloppe de 3 millions d'euros d'aides d'urgence a déjà été débloquée à destination des agriculteurs touchés.
Une politique vaccinale d'ampleur