D’année en année, la situation se dégrade. Les chiffres du mal-logement, dévoilés ce lundi soir par la Fondation pour le logement, le prouvent une nouvelle fois : 4,2 millions de Français sont soit privés de logement personnel (1,2 million), soit vivent dans des conditions très difficiles (2,9 millions). Pire, 13,1 millions supplémentaires sont décrits « en situation de fragilité », dont 5,7 en situation d’effort financier excessif.
Une année 2025 synonyme de « reculs entre austérité et stigmatisation », dénonce l’ex-Fondation Abbé Pierre. Si elle salue « certains succès » du plan Logement d’abord visant à sortir les sans domicile de la rue, « ces progrès commencent à se tarir ». Et de pointer des politiques publiques contribuant « à réduire l’offre de logements sociaux accessibles aux personnes sans domicile fixe ».
Avec 2,9 millions de demandeurs, « la file d’attente pour le logement social ne cesse de s’allonger », fustige encore l’association. « 1 seule demande sur 7 a pu être satisfaite », confirme le gouvernement dans le plan de « Relance Logement » dévoilé par La Tribune le 23 janvier dernier. Ce dernier, cosigné par l’Union sociale pour l’habitat (USH), vise à produire 125 000 HLM en 2026 et par an, dont 15 000 en accession sociale à la propriété.