Au second semestre 2022, rapporte la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), ce sont environ 54 000 chômeurs en moyenne qui atteignaient chaque mois la fin de leur droit, sans possibilité de rechargement. Ces sortants représentent 21 % de l’ensemble des fins de prise en charge par le régime, qui s’élèvent à 260 000 personnes par mois sur la même période.
Ces allocataires en fin de droits présentent des profils type. Ils ont plus souvent des droits courts (moins d’un an) : 44 % d’entre eux en disposent, contre seulement 26 % pour l’ensemble des sortants du régime. C’est une conséquence directe de leur historique de travail, dominé par les fins de contrats temporaires (CDD, intérim) dans 55 % des cas pour ceux en fin de droits, contre 44 % pour l’ensemble des sortants.
Les allocataires qui épuisent leurs droits sont également plus âgés que la moyenne des sortants. Si 25 % de l’ensemble des sortants ont moins de 25 ans, ce taux tombe à 18 % pour les allocataires en fin de droits. Inversement, ils sont 14 % à avoir 53 ans ou plus à l’ouverture du droit, contre 17 % pour les indemnisables.
Leur parcours durant l’indemnisation révèle des stratégies différentes : ils recourent moins à l’activité réduite (58 % contre 70 % en moyenne) mais plus à la formation (20 % contre 14 %). Cet investissement en formation, s’il améliore l’employabilité, augmente mécaniquement le risque d’épuisement total des droits, le temps de formation n’étant pas consacré à la recherche d’emploi.