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ÉconomieFinances Publiques

Budget de l'État : ce que contient la partie dépenses du PLF

Photo de Jean-Victor Semeraro

Jean-Victor Semeraro

Publié le 27 janvier 2026 à 09:04

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit affronter, ce mardi 27 janvier, deux nouvelles motion de censure sur le projet de loi de finances pour 2026.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit affronter, ce mardi 27 janvier, deux nouvelles motion de censure sur le projet de loi de finances pour 2026.

REUTERS - Gonzalo Fuentes

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

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Le Premier ministre fait face ce mardi 27 janvier à deux nouvelles motions de censure sur la partie « dépenses » du projet de loi de finances pour 2026.

Pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, les jours se suivent et se ressemblent en ce début d’année. Après avoir surmonté deux motions de censure vendredi sur la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF), il sera confronté, ce mardi 26 janvier, à l’Assemblée nationale, à deux nouveaux textes hostiles déposés par les Écologistes, La France insoumise (LFI) et la Gauche démocrate et républicaine (GDR) d’une part, le Rassemblement national (RN) et l’Union des droites pour la République (UDR) d’autre part. Cette fois-ci, ces motions de censure sont corrélées à l’usage de l’article 49.3 sur la partie « dépenses » du projet de budget. Mais comme la semaine précédente, l’abstention du Parti socialiste (PS) devrait permettre à l’exécutif de se maintenir tout en faisant adopter – provisoirement à ce stade – ce second morceau du texte budgétaire. La copie partira dans la foulée au Sénat.

Pour s’assurer l’indulgence des socialistes au Palais-Bourbon, le Premier ministre a choisi d’adoucir sa copie budgétaire, même s’il vise toujours un déficit public de 5 % d’ici à la fin 2026. Ce qui signifie, concrètement, réaliser un effort de 0,4 point de PIB – 12 milliards d’euros – que le gouvernement a choisi de mener pour moitié par des hausses de fiscalité et pour l’autre par des économies en dépenses. Un objectif atteignable, mais dont Moody’s a dit douter, lundi, par communiqué. L’agence de notation prévoit, elle, un déficit de 5,2 % pour la France cette année.

Marqueur important pour la gauche, Matignon a acté la revalorisation de la prime d’activité, à hauteur de 50 euros en moyenne, versée aux travailleurs modestes. Coût de la mesure : 700 millions d’euros en 2026. Et ce, alors que la copie de départ ambitionnait de réduire les crédits de la prime d’activité d’un milliard d’euros. Exit également l’année blanche sur les prestations sociales, celles-ci seront revalorisées sur l’inflation cette année. La mesure avait provoqué la polémique lors de la présentation du budget le 14 octobre.

Jean-Victor Semeraro

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