Lors de son dernier discours de vœux, le 14 janvier dernier, la maire de Paris a eu des mots inattendus. Sous les lustres de la salle des fêtes, Anne Hidalgo a qualifié la trajectoire financière de la Ville de « robuste ». « Aujourd’hui, je vous le dis, je vais laisser une épargne brute de près de 800 millions d’euros et une durée de désendettement de 12 ans. Je le redis, 12 ans », a-t-elle martelé.
Son ex-premier adjoint aux Finances, Emmanuel Grégoire, ne dit pas autre chose mais laisse les adversaires occuper ce terrain miné. Le candidat du PS aux élections municipales « s’enferre dans une spirale de dette et d’impôts, sans être capable de proposer la moindre économie budgétaire », attaque ainsi Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Édouard Philippe et Gabriel Attal.