Le déficit de l’État a finalement été moins catastrophique que prévu en 2025
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Le défitcit de l'Etat s'est établi à 125 milliards d'euros en 2025, selon Bercy.
REUTERS - Abdul Saboor
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Le défitcit de l'Etat s'est établi à 125 milliards d'euros en 2025, selon Bercy.
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Doit-on s’en réjouir ? Le déficit de l’État est moins catastrophique que prévu en 2025. L’année dernière, l’État n’a dépensé que 125 milliards d’euros de trop par rapport à ses recettes. Un chiffre qui reste particulièrement conséquent, mais « en amélioration de 7,4 milliards d’euros par rapport à la prévision de la loi de finances de fin de gestion (LFG) pour 2025 et de 14,3 milliards d’euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2025 », a indiqué le ministère de l’Action et des Comptes publics dans un communiqué le 30 janvier.
De manière plus parlante, le déficit budgétaire s’est amélioré de 31,6 milliards d’euros par rapport à 2024 (156 milliards d’euros en 2025) « soit la plus forte baisse du déficit à financer observée depuis 2020 », se félicite Bercy. Cette bonne nouvelle s’explique surtout par des recettes fiscales supérieures aux prévisions. Ce qui a permis à l’État d’engranger 311,35 milliards d’euros de recettes en 2025, « soit 4 milliards d’euros au-dessus de la prévision de la LFG ».
Parmi les bonnes surprises, l’impôt sur les sociétés (IS) affiche un rendement en hausse de 1,7 milliard d’euros, tout comme la TVA avec 1,6 milliard d’euros supplémentaire. Par ailleurs, sur les trois premiers trimestres de 2025, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) avait constaté, dans une étude, une hausse de 5 milliards d’euros des recettes d’impôt sur le revenu (IR) par rapport à 2024.
En parallèle, le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 a instauré une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises qui a rapporté 7,5 milliards d’euros aux caisses de l’État. Cette surtaxe a été reconduite dans le budget 2026 adopté définitivement lundi 2 février - mais recentrée sur 300 très grandes entreprises -, et son rendement devrait rester quasi identique à 7,3 milliards d’euros.