Washington intensifie sa stratégie de « pression maximale » sur La Havane. Après la chute de Nicolás Maduro au Venezuela, la Maison-Blanche chercherait activement des « insiders » au sein du pouvoir cubain pour négocier une transition, explique le Wall Street Journal dans une enquête publiée ce jeudi. Elle espère mettre fin à sept décennies de communisme dès 2026.Après l’éviction du président vénézuélien Nicolás Maduro, le gouvernement de Donald Trump a identifié Cuba comme sa prochaine cible prioritaire. Selon une enquête du Wall Street Journal, l’administration américaine évalue l’économie de l’île comme étant au bord de l’effondrement total. Privée de son principal bienfaiteur vénézuélien, La Havane traverse une phase de fragilité sans précédent. Si aucun plan opérationnel figé n’est officiellement sur la table, la capture de Maduro et les concessions obtenues de ses derniers fidèles servent de modèle aux stratèges de Washington.
L’objectif, bien que non consigné dans un document public contraignant, est clair dans les cercles du pouvoir : pousser le régime vers la sortie avant la fin de l’année. Le 11 janvier, Donald Trump a d’ailleurs accentué la pression par un message sur les réseaux sociaux, enjoignant les dirigeants cubains à « conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard », tout en actant l’arrêt définitif des flux financiers et pétroliers.
La quête d’un « insider » au cœur du système sécuritaire cubain
La stratégie de Washington repose sur l’identification d’une figure interne capable de négocier un changement de régime. Des réunions entre officiels américains, exilés cubains et groupes civils à Miami et Washington se multiplient pour repérer ce potentiel interlocuteur. L’administration s’appuie sur le précédent vénézuélien : le raid du 3 janvier ayant conduit à la capture de Maduro aurait été facilité par un actif au sein du premier cercle du dirigeant socialiste.