Face à l’effondrement de ses revenus pétroliers, ces dernières années, le Venezuela a misé sur l’exploitation minière pour se diversifier. Une manne qui pourrait attirer la convoitise de Washington.
Donald Trump n’en a pas fait mystère : son offensive au Venezuela est motivée par l’attrait des États-Unis pour les réserves pétrolières du pays, les premières au monde. Mais le président républicain ne convoiterait-il pas aussi les ressources minières ? Aucune déclaration officielle ne permet encore de l’affirmer.
Pourtant, les données disponibles sont révélatrices. Le Venezuela dispose de ressources exploitables allant de l’or au fer, en passant par la bauxite, le coltan, le diamant ou le charbon. Conscient de la nécessité de trouver de nouvelles recettes — face à un secteur pétrolier sous-exploité et sous sanctions — le président déchu Nicolás Maduro avait lancé en 2019 un plan quinquennal pour stimuler l’extraction.
Un volume incertain de minerais
Quel est le volume réel de ces richesses ? L’incertitude demeure. En 2018, un rapport du ministère vénézuélien des Mines a tenté de chiffrer ces ressources pour attirer les investisseurs. Faute de mise à jour, ces données doivent être analysées avec prudence.
Le document estimait les réserves de nickel à 407 885 tonnes, le minerai de fer à 14,68 milliards de tonnes et les ressources en or à 644 millions de tonnes. Le volume de bauxite, utilisée pour l’aluminium, atteindrait 321,5 millions de tonnes. Quant au charbon, Caracas l’estimait à 3 milliards de tonnes.
Selon Reuters, le pays a relancé sa production de charbon en octobre dernier. En partenariat avec une firme turque, il visait l’exportation de plus de 10 millions de tonnes de houille en 2025. On ignore toutefois si cet objectif a été atteint. Le sous-sol recèle également du cuivre, du zinc, de l’uranium et des métaux rares (titane, tungstène), mais leurs volumes n’ont pas été précisés.
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