Droits de douane : la nouvelle taxe « mondiale » de 10 % annoncée par Trump laisse les partenaires commerciaux perplexes

Laurent Lequien (avec agences)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration
Carlos Barria - reuters

Laurent Lequien (avec agences)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration
Carlos Barria - reuters
Le président Trump s’est présenté vendredi après-midi dans la salle de presse de la Maison-Blanche pour livrer une réponse défiant la décision de la Cour suprême selon laquelle ses tarifs généralisés imposés en vertu de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux étaient illégaux. Trump a qualifié cette décision de « profondément décevante »
Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain a annoncé une taxe douanière mondiale de 10% qui entrera en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours en vertu de la Section 122 de la loi sur le commerce de 1974, « en plus de nos tarifs normaux déjà appliqués » a-t-il précisé le Président américain.
Ce nouveau taux s’applique également aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui avaient par exemple accepté un taux de 15% maximum de surtaxe douanière.
Cette annonce marque la première étape concrète de l’administration dans un plan d’urgence élaboré sur plusieurs mois en prévision d’une éventuelle défaite judiciaire
Si la décision de la Cour suprême américaine ce vendredi marque un revers cuisant pour l’ancien président, elle laisse planer une incertitude sur les prochaines étapes, d’autant que Trump a déjà promis une contre-attaque sous la forme d’un droit de douane « mondial » de 10 %.
La Cour a invalidé les droits de douane présentés comme « réciproques », tout en maintenant ceux ciblant des secteurs spécifiques. Une nuance qui complique la donne pour les acteurs économiques internationaux, désormais en attente de clarifications de la part de l’administration américaine.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
L’Union européenne, l’un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, a réagi avec mesure. « Nous prenons note de la décision et l’analysons avec attention », a déclaré Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne, tout en réclamant des « éclaircissements » sur les mesures envisagées par Washington. Pour Bruxelles, la priorité reste la « stabilité et la prévisibilité » des échanges transatlantiques, dans un contexte où un accord conclu l’été dernier limite déjà à 15 % les droits de douane sur la plupart des produits européens.
Laurent Lequien (avec agences)