Donald Trump multiplie les revers avant les élections de mi-mandat
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La théâtralisation des droits de douane par Donald Trump fait pschitt.
Reuters
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La théâtralisation des droits de douane par Donald Trump fait pschitt.
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Un an après avoir mis le monde dans une lessiveuse, la stratégie du coup d’éclat permanent de Donald Trump semble tourner court, alors que se profilent à l’horizon les élections de mi-mandat.
La décision de la Cour suprême, vendredi 20 février, de déclarer illégaux les fameux droits de douane dits « réciproques », par six voix contre trois, est moins une surprise qu’une gigantesque gifle au président américain. En cas de vote négatif, ce dernier avait reconnu sur Fox News avant la décision que « la situation ne sera pas aussi idéale qu’elle ne l’est actuellement ».
Ce dernier avait fondé toute sa stratégie politique et économique sur sa capacité à jongler avec les « tariffs » pour imposer ses « deals » et réduire l’immense déficit commercial américain. La décision ne signifie pas pour autant que le président américain ne pourra plus imposer des droits de douane. Il pourra le faire, mais par le même véhicule légal que les droits sectoriels. Déjà, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que l’administration pourrait maintenir le niveau des taxes par d’autres moyens légaux.
Mais, en termes d’image, et c’est ce qui importe plus aux yeux de Donald Trump, le mal est fait : il a échoué. D’autant plus que le déficit commercial en 2025 n’a jamais été aussi élevé, tout comme les excédents chinois dans le monde, et que l’inflation reste résiliente, empêchant la banque centrale américaine (Fed) d’enclencher un vrai cycle de baisse des taux directeurs. Les anticipations actuelles des marchés donnent une baisse de 60 points de base en 2026, soit légèrement plus que deux baisses de taux, malgré la désignation du successeur de Jerome Powell à la présidence de la Réserve fédérale.