Avec le conflit en Iran, le trafic aérien au Moyen-Orient a été presque paralysé.
REUTERS - Kai Pfaffenbach
PORTRAIT. De nombreuses entreprises françaises sont implantées dans les pays du Golfe, en ce moment bombardés par l’Iran. À mesure que les jours passent, les demandes d’évacuation augmentent. Un cadre d’International SOS, un des leaders mondiaux de la sécurité des salariés expatriés, raconte à La Tribune les coulisses de son travail.
Avec un trafic aérien civil paralysé sur une large partie du Moyen-Orient et des bombardements sur les monarchies du Golfe qui s’intensifient, l’angoisse monte chez les salariés de nombreuses entreprises tricolores implantées sur place. On y trouve notamment TotalEnergies, Engie, Bouygues, Airbus, Thales, Société Générale, Orange, ou encore LVMH.
Avec derrière cette question cruciale chez les directions de ces grands groupes : doit-on évacuer les salariés travaillant sur place ? D’une réponse positive à cette problématique découle le quotidien des experts d’International SOS, un des leaders mondiaux de la protection des salariés d’organisations contre les risques sanitaires et sécuritaires.
Fondé en 1985 par un entrepreneur et un médecin français, International SOS compte 13 000 salariés répartis dans 90 pays et travaille avec 9 500 clients, en majorité des entreprises (beaucoup du CAC 40), mais aussi des ONG et des gouvernements, dont celui de la France.
« On est extrêmement sollicité »
« Je vous confirme qu’on a été extrêmement sollicités depuis samedi, avec déjà plus de 2 000 demandes d’informations et conseils, qui ont abouti, pour le moment, à une centaine d’évacuations », confie à La Tribune Christophe Suptil, directeur général « stratégie » au sein du groupe, et ancien du ministère des Armées.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Et d’ajouter que pour les clients implantés dans les Émirats arabes unis (EAU), considérés jusqu’ici comme un « relatif havre de paix », cette crise est « inhabituelle ». La perception est autre chez les expatriés travaillant en Israël ou au Liban, des pays qui connaissent des crises successives ces dernières années.