Les salaires des Français augmentent moins que l'an dernier
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Les Français voient leurs salaires moins augmenter cette année que l'année dernière (photo d'illustration).
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Les Français voient leurs salaires moins augmenter cette année que l'année dernière (photo d'illustration).
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L’inflation a reculé cette année… Et avec elle, les hausses de salaires. Après 4 % de hausse en 2023 puis 2,8 % en 2024, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) vient d’annoncer que les salaires des Français ont augmenté de 2 % sur un an au troisième trimestre. Une dynamique qui suit la décélération de l’inflation passée de 4,9 % en 2023 à 0,9 % en novembre, en rythme annuel.
Entre le deuxième et le troisième trimestre, l’indice du salaire mensuel de base a progressé de 0,3 % en France. Les salaires ont augmenté de 2,1 % dans l’industrie, de 2,0 % dans le tertiaire et de 1,9 % dans la construction.
L'inflation et les salaires influençant la revalorisation du salaire minimum, celui-ci va moins augmenter que prévu. Alors que le groupe d'experts sur le Smic tablait sur une hausse de 1,4 % en janvier, l'augmentation des plus bas salaires ne sera finalement que de 1,2 %. Cela devrait représenter une augmentation d'un peu plus de 21,50 euros par mois pour atteindre 1.823 euros brut à temps plein (14,25 euros brut horaire).
Si l’inflation explique une partie de la plus faible augmentation des salaires, le dernier rapport du groupe d’experts sur le Smic, publié fin novembre, met en garde contre un phénomène préoccupant : le développement des « trappes à bas salaires ».
Ils citent un exemple concret. Pour 100 euros de rémunération supplémentaire versés par l’employeur, le salarié ne touche en réalité que 20 à 25 euros nets. Pour que le salarié voit son revenu disponible réellement augmenter de 100 euros, l’entreprise doit supporter une hausse du coût du travail de plus de 400 euros. Dans ces conditions, l’employeur est peu encouragé à accorder des augmentations, et le salarié n’est guère incité à se former pour monter en compétences dans l’entreprise.
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Les experts du Smic appellent à la prudence avant d’établir un lien direct entre exonérations de cotisations sociales employeurs et trappes à bas salaires, mais reconnaissent que « ces exonérations poussent les entreprises à privilégier des emplois peu rémunérés et à limiter les augmentations » de salaires.
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