Deux personnes ont été mises en examen et écrouées dans l’enquête sur l’enlèvement, début mai à Paris, du père d’un entrepreneur ayant fait fortune dans les cryptomonnaies. Au total, dix-sept suspects sont désormais poursuivis dans ce dossier marqué par une extrême violence.Deux nouvelles personnes ont été mises en examen à Paris et placées en détention provisoire dans l’enquête sur l’enlèvement, le 1er mai, du père d’une figure des cryptomonnaies, a indiqué dimanche une source judiciaire sollicitée par l’AFP. Elles portent à dix-sept le nombre de mis en examen, après plusieurs coups de filet menés depuis le printemps.
Les deux suspects, nés en 2001 et 1994, ont été mis en examen vendredi dans le cadre de l’information judiciaire ouverte notamment pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie commis en bande organisée » et « extorsion en bande organisée ». L’enquête vise également des faits de « blanchiment en bande organisée » et d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».
58 heures de séquestration
Le 1er mai, en plein Paris, quatre hommes encagoulés avaient enlevé leur victime alors qu’il sortait promener son chien. Les ravisseurs réclamaient une rançon de plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies et avaient sectionné un doigt de l’otage après un premier ultimatum. L’homme, retenu dans un pavillon de Palaiseau, avait été libéré au terme de 58 heures de séquestration, lors d’une opération policière mobilisant une centaine d’enquêteurs.
Selon plusieurs sources, les enlèvements contre rançon liés aux cryptomonnaies ont connu une recrudescence en 2025 en France. L’année avait débuté avec le rapt du cofondateur de Ledger, David Balland, et de sa compagne, retrouvée ligotée dans un véhicule.