Hydrogène : le groupe HEF contraint de revoir sa copie faute d'un marché suffisant
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La nouvelle ligne de production de HEF dédiée au marché de l'hydrogène.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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La nouvelle ligne de production de HEF dédiée au marché de l'hydrogène.
Stéphanie Gallo Triouleyre
Les revers et reculades de la filière hydrogène se comptent par dizaines ces derniers mois. Après un emballement prometteur, une succession de projets ont finalement été annulés l'an dernier, partout dans le monde. En France, on peut citer la disparition de McPhy, les plans sociaux en cours chez Symbio et Lhyfe ou encore l'arrêt par Alstom de ces trains à hydrogène, pour ne citer qu'eux.
Dans les transports, plusieurs raisons se télescopent pour expliquer ce repli, à commencer par un manque d'infrastructures de recharge, et des coûts élevés, tant pour la molécule verte que l'acquisition du matériel. Résultat : l'addition est aujourd'hui salée (tant sociale que financière) pour ceux qui ont investi cette voie.
Dans la Loire, le groupe industriel ligérien HEF, l'un des poids-lourds mondiaux de l’ingénierie des matériaux de surface (3.300 salariés ; 328 millions d’euros de chiffre d’affaires ; 100 sites industriels dans le monde) en fait les frais. Celui-ci avait investi, en 2024, 40 millions d’euros dans une nouvelle usine, basée à Saint-Etienne, et prévoyait le recrutement d’une centaine de salariés d’ici 2027, ainsi qu’un chiffre d’affaires additionnel annuel, à moyen terme, de l’ordre de 30 à 40 millions d’euros.
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Ce nouveau site, tourné vers la mobilité hydrogène et les électrolyseurs, devait permettre le déploiement d’un nouveau procédé de dépôt sous vide permettant l’application d’un revêtement spécifique destiné aux centaines de plaques bipolaires constituant une pile à combustible hydrogène. Ce revêtement, élaboré à partir d’un graffite carboné, a l’avantage d’être bien moins onéreux que les matériaux nobles utilisés habituellement.
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