Selon nos informations, Lhyfe, l’une des figures de l’hydrogène « vert » en France, compte supprimer près de la moitié de ses effectifs. Confrontée à des débouchés limités et à un hydrogène encore trop coûteux, la jeune pousse avait annoncé en décembre son intention de réduire ses coûts.
[Article publié le 30/01/2026 à 10:27, mis à jour le 31/01/2026 à 09:31]
Erratum : Contrairement à ce que nous avions écrit le 30 janvier, le PDG de Lhyfe, Matthieu Guesné, n’a pas touché 9 millions d’euros en trois ans. En 2022, 2023, 2024, sa rémunération totale s’est bien élevée à près de 9 millions d’euros, parmi lesquels 695 833 euros sous forme de salaire fixe et variable, et 8,1 millions d’euros via l'attribution d’un million d'actions gratuites et de BSPCE, un mécanisme proche des stock options réservé aux start-ups. Ces 8,1 millions d’euros ne correspondent donc pas encore à un encaissement effectif, et le montant final pourrait être moins élevé compte tenu de la chute du cours de Bourse.
À Paris, le salon Hyvolution, grand-messe annuelle de l’hydrogène bas carbone, a rouvert ses portes ce mardi. Dans les allées, l’optimisme reste de mise. Mais derrière les stands, les mauvaises nouvelles s’accumulent.
Selon des sources concordantes, l’autoproclamé « champion français » de la production d’hydrogène renouvelable Lhyfe prépare un plan de suppression d’emplois portant sur une centaine de postes, soit environ la moitié de ses 196 salariés. Le projet, annoncé aux équipes en fin d’année, toucherait l’ensemble des métiers, de l’ingénierie aux fonctions support, et s’étendrait à plusieurs pays en Europe.
En décembre, la start-up fondée en 2017 avait déjà alerté sur une réduction de 30 % de ses coûts. « Les difficultés financières sont claires, la rentabilité s’éloigne et les perspectives commerciales se referment », commente un acteur du secteur.
Contactée, la direction de l’entreprise confirme qu’une procédure est en cours, mais précise qu’elle n’est « pas validée à ce stade ». « Nous ne sommes pas en mesure de communiquer des chiffres précis, ni de qualifier le dispositif autrement que par « des suppressions d’emplois » (et non PSE), d'autant qu'il s'applique dans plusieurs pays d’Europe, et qu'il prend donc des formes juridiques différentes d'un pays à l'autre. Nous tenons toutefois à préciser que les ordres de grandeur évoqués ne correspondent pas à la réalité », affirme un porte-parole.
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