Dans un triangle entre Laval, Saint-Nazaire et le Poitou, les débats se terminent après deux mois et demi de rencontres. C’est dire l’ampleur géographique et technique de l’ouvrage qui se prépare dans l’Ouest industriel et rural. Les initiateurs de GO CO2, nom donné à ce projet de captation et d’enfouissement du carbone, ont tenu ce 16 décembre la réunion publique de clôture de la concertation préalable. Une étape clé pour approfondir la réflexion autour d’un levier majeur de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie française.
L’événement s’est tenu devant une petite centaine de personnes dans la base sous-marine de Saint-Nazaire, construite par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale grâce à un demi-million de mètres cubes de béton. Celui-là même qui est aujourd’hui produit par la moitié des 50 sites les plus polluants du pays. « Un matériau que nous consommons certes moins mais dont nous ne pouvons pas nous passer pour développer les infrastructures dont la société a besoin », clament les cimentiers. La chaux et le ciment sont « essentiels — et souvent irremplaçables — pour de nombreuses activités (BTP, traitement de l’eau, agriculture, industrie, etc.) », affirme même le dossier de concertation en introduction.