Présent dans l’électroménager depuis la reprise d’une société bordelaise en 2024, le néocalédonien Gladius détaille son offre pour le groupe liquidé.
« Nous avons davantage l’habitude de faire que de parler », convient d’emblée Yorick Dang, président du groupe Gladius. Si le nom de cette société familiale française, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 171 millions d’euros en 2024, est inconnu du grand public, ses produits le sont beaucoup moins.
« Nous sommes distributeurs de Toyota depuis près de 60 ans en Nouvelle-Calédonie. Depuis la reprise de l’entreprise bordelaise CFEE en 2024 auprès de la famille fondatrice De La Rivière, nous produisons également de l’électroménager sous les marques française Westpoint et italiennes Ocean et San Giorgio que nous commercialisons dans plus de 80 pays. Rien qu’aux Émirats arabes unis, où les marques françaises sont recherchées, nous avons plus de 200 points de vente », détaille le quadragénaire qui dévoile à La Tribune son offre de reprise pour le groupe Brandt, liquidé le 11 décembre dernier.
Car à cette liste de marques, celui qui a repris les rênes de son père en 2016 espère en ajouter quatre - Brandt, Sauter, De Dietrich et Vedette - en emportant l’adhésion du tribunal, lors de la séance prévue autour du 18 février, pour la reprise du fabricant centenaire.
Le groupe au nom évoquant l’époque romaine a de sérieux atouts à faire valoir pour se distinguer des 35 autres offres déposées : tout d’abord son origine française - alors que Brandt a ces vingt dernières années été aux mains de groupes espagnol (Fagor) puis algérien (Cevital) -, un actionnariat qui restera entièrement familial et surtout un financement assuré, sans faire appel à des fonds publics.
Même si la grande majorité de ses concurrents ne souhaitent reprendre que le stock ou les marques, le plus gros handicap de Gladius, outre sa relative discrétion jusqu’à présent, risque, en revanche, d’être le fait qu’il n’a prévu de reprendre qu’une partie des salariés. En l’occurrence, environ la moitié de ceux qui s’occupaient du service après-vente à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d'Oise) et non pas le personnel des deux usines à Vendôme (Loir-et-Cher) et Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret), soit une cinquantaine de personnes sur 750.
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