Indemnité carburant de 50 euros : êtes-vous éligible ? Testez votre situation avec le simulateur officiel
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L’accès à l’essence dans les stations-service est perturbé par les tensions sur l’approvisionnement.
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L’accès à l’essence dans les stations-service est perturbé par les tensions sur l’approvisionnement.
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Annoncée fin avril et désormais cadrée par un décret publié au Journal officiel du 2 mai 2026, l’indemnité carburant de 50 euros pour les « grands rouleurs » entre dans sa phase concrète : un simulateur officiel est en ligne pour tester son éligibilité avant l’ouverture du formulaire de demande, prévue le 27 mai. Ce test concerne les travailleurs modestes utilisant un véhicule thermique ou hybride non rechargeable à des fins professionnelles, avec au moins 15 kilomètres par trajet domicile-travail ou 8 000 kilomètres par an.
L’aide prend la forme d’un versement forfaitaire de 50 euros par véhicule. Elle vise les actifs qui supportent eux-mêmes leur facture carburant pour aller travailler ou exercer leur activité, dans un contexte où l’exécutif préfère un soutien ciblé à une ristourne générale à la pompe.
Le premier filtre est celui des revenus. Pour être éligible, le revenu fiscal de référence par part sur les revenus de 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. Le bénéficiaire doit aussi être domicilié fiscalement en France et avoir eu au moins 16 ans au 31 décembre 2024.
Le véhicule doit également répondre à des critères précis : il doit s’agir d’un véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, assuré à la date de la demande. Sont exclus notamment les poids lourds, les véhicules agricoles ainsi que les véhicules de fonction ou de service.
Le décret prévoit deux cas de figure. Vous entrez dans la catégorie des « grands rouleurs » si vous parcourez quotidiennement au moins 15 kilomètres pour vous rendre sur le lieu de votre activité professionnelle, soit 30 kilomètres aller-retour, ou si vous réalisez au moins 8 000 kilomètres sur l’année dans le cadre de votre activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus.
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Un salarié vivant à 25 kilomètres de son entreprise entre donc a priori dans les clous, tout comme une aide à domicile ou un artisan qui cumule de nombreux déplacements sur l’année. À l’inverse, un actif modeste habitant à quelques kilomètres de son travail peut être exclu s’il n’atteint pas le seuil kilométrique annuel.
Le point clé est simple : le simulateur officiel demande de se munir de son avis d’impôt établi en 2025 sur les revenus de 2024 avant d’effectuer la simulation. C’est ce document qui permet de retrouver les deux données importantes pour le test, le revenu fiscal de référence et le nombre de parts du foyer.
Le ministère des Finances précise aussi que ce simulateur permet de tester son éligibilité à l’indemnité en mai 2026, avant même l’ouverture du formulaire définitif. À l’issue du test, l’usager peut demander à être informé par courriel lorsque la demande sera effectivement disponible dans son espace particulier.
À partir du 27 mai, la demande devra être faite en ligne sur impots.gouv.fr. Il faudra renseigner son état civil, son numéro fiscal, les références du véhicule utilisé, notamment l’immatriculation et le numéro de carte grise, puis attester sur l’honneur que les conditions de distance ou de kilométrage sont remplies.
L’indemnité ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule. Mieux vaut donc vérifier en amont ses coordonnées bancaires dans l’espace fiscal, retrouver sa carte grise et conserver, pour les professions les plus mobiles, les éléments qui permettent de justifier les trajets en cas de contrôle ultérieur.
Le gouvernement présente cette aide comme l’équivalent de 20 centimes d’euro par litre pour une consommation moyenne sur trois mois. Cette logique s’explique aussi par la structure du prix du gazole : la fiscalité pèse toujours lourd dans le litre payé par l’automobiliste, aux côtés du coût du brut et des marges de raffinage et de distribution.
À un niveau de prix proche de 1,90 euro le litre, 50 euros représentent un peu plus de 26 litres de gazole, soit quelques centaines de kilomètres pour une voiture moyenne. C’est un amortisseur utile pour les ménages les plus exposés, mais ce n’est ni une baisse durable de la facture carburant ni une réponse à la dépendance automobile des zones périurbaines et rurales.
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Comment savoir si vous êtes « grand rouleur » ?