Pourquoi cette école d’ingénieurs se dote d’une station de production d’hydrogène
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À Bidart, l’école Estia s’est dotée d’une station de production d’hydrogène.
AJ / La Tribune
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À Bidart, l’école Estia s’est dotée d’une station de production d’hydrogène.
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« Ah, il fait beau ! Les conditions sont optimales pour mettre en route la station », s’exclame Sylvain Baudouin, ingénieur de recherche spécialisé dans l’hydrogène à l’École supérieure des technologiques industrielles avancées (Estia) de Bidart. Et d’inviter la soixantaine de personnes présentes à quitter l’amphithéâtre pour se diriger vers le drôle d’équipement implanté à côté du parking à vélos.
« Notre école est la première en France, voire ailleurs, à disposer d’une station d’hydrogène, fruit d’un partenariat innovant entre notre établissement et l’entreprise H2Gremm, dans le cadre du projet européen Shared H2 », souligne Patxi Elissalde, directeur général de l’établissement. Pas accessible aux particuliers, pour le moment du moins, cette installation sert avant tout de démonstrateur, complétant le mix énergétique d’ESTIA Berri, le plus récent bâtiment du campus, achevé en 2021.
« Ce dernier est quasiment autonome en énergie, à 93 %, grâce à son toit recouvert de panneaux solaires. Toute l’énergie produite est consommée directement sur place ou stockée. Désormais elle peut aussi être transformée en hydrogène grâce à l’électrolyse, ce qui nous permet de tester différentes stratégies en situation réelle », détaille Sylvain Baudouin, schémas et graphiques à l’appui.
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« Le secteur du bâtiment consomme 49 % de l’énergie dans le monde et représente 28 % des émissions de CO2 d’après l’Agence internationale de l’Énergie (IAE). Les constructions font aussi bien partie du problème que de la solution, car c’est là que la demande est flexible et peut être réduite, augmentée ou déplacée afin de fournir des avantages de flexibilité au réseau », rappelle Ionel Vechiu, directeur d’Estia Recherche, une équipe pluridisciplinaire de 93 chercheurs.