Ligne haute tension à Fos : reculer pour mieux sauter ?
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Le pré-dossier de RTE mentionne six hypothèses de tracés et technologies comme recommandé par la CNDP.
GL/SAN - REUTERS - Patty Chen
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Le pré-dossier de RTE mentionne six hypothèses de tracés et technologies comme recommandé par la CNDP.
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Le projet de ligne à très haute tension de 400 000 volts et de 65 km de long dont le tracé s’étend sur la Camargue, et la Crau jusqu’à la zone de Fos-Berre va-t-il devenir un serpent de mer
? Si le dossier patine en apparence, depuis quelques mois, l’Etat se veut rassurant. Il faut dire que la question de cette ligne nécessaire pour alimenter les nombreux projets d’industrie décarbonée qui doivent s’installer dans la zone industrielle de Fos-Berre, est sur la table depuis un moment.
Après avoir fait l'objet d’un très long débat mené par la Commission nationale du Débat public (CNDP), l’Etat avait apporté ses conclusions et semblait prioriser une ligne THT aérienne, dès 2030. Allant, dans le même temps, dans un sens contraire à ses opposants - agriculteurs, écologistes, élus – qui lui préférait des solutions d’enfouissement. Le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône et de la Région, Jacques Witkowski, décidant même de mettre en attente l’instruction de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet pour le moins controversé après les élections municipales de mars.
Car le débat s’enlise. Si le représentant de l’Etat reconnaît volontiers qu’il y a unanimité sur « la nécessité d'une décarbonation de la zone et d'une alimentation nouvelle pour permettre le développement de cette zone industrielle d’ampleur au moins nationale, si ce n’est européenne », le tracé et la technologie polarisent les échanges.
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Quelques mois après la publication du bilan de la Commission nationale du débat public (CNDP) en septembre dernier, où en est-on ? « Nous avons innové sur le dossier car la commission de débat public, qui s’est déroulée bien en amont, a permis d’éclairer utilement le porteur de projet », explique Jacques Witkowski. RTE a « déposé au niveau national un pré-dossier, lequel est actuellement regardé par les administrations nationales et locales et va évoluer de manière vivante », précise le préfet qui redit la forte volonté stratégique de l’Etat de rénover l’alimentation énergétique de la zone de Fos-Berre afin de la rendre compatible avec les industries décarbonées, soulignant aussi la vitalité du dossier pour la France et pour l’Europe. Un projet qui, par ailleurs, concerne 115 000 emplois.