Réseau de chaleur urbain à Paris : les 2 milliards d’euros de la discorde
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Une centrale géothermique de Paris dans le XVIIe arrondissement de Paris
C. A. pour La Tribune
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Une centrale géothermique de Paris dans le XVIIe arrondissement de Paris
C. A. pour La Tribune
C’est le marché public le plus gros et le plus controversé de la capitale. Mi-décembre, le conseil de Paris a attribué, moyennant 15 milliards d’euros et pour une durée de vingt-cinq ans, la concession de son réseau de chaleur urbain. Dès le 1er janvier 2027, le contrat reviendra à une société d’économie mixte à opération unique (Sémop), détenue à 51 % par un groupement composé de Dalkia, d’Eiffage et de RATP Solutions Ville, à 34 % par la Ville et à 15 % par la Banque des territoires (groupe Caisse des dépôts).
Là réside le problème, selon Pierre-Yves Bournazel. « J’ai découvert récemment que les garanties financières apportées par la Ville de Paris à la société Dalkia, dans le cadre de la Sémop, pourraient atteindre un montant de 2 milliards d’euros. Or, ce montant n’a jamais été évoqué lors des délibérations de notre Conseil et ne semble apparaître nulle part dans le budget voté », a écrit, le 4 février, le candidat d’Horizons-Renaissance à la Mairie de Paris.
Une accusation battue en brèche par le cabinet d’Anne Hidalgo. Mi-décembre toujours, le conseil de Paris a également voté une autorisation d’octroi d’une garantie sous forme de cautionnement à hauteur de 50 % pour un emprunt à souscrire d’un montant de 500 millions d’euros par la Sémop. « La garantie d’emprunt porte sur un montant maximal garanti de 250 millions d’euros, et en aucun cas sur un montant de 2 milliards », réplique l’équipe de l’édile sortant.