Inquiète d’un possible moratoire sur le solaire, la filière défend la pilotabilité des centrales photovoltaïques
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A Bordeaux, un parking couvert d'ombrières photovoltaïques.
Bordeaux Métropole
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A Bordeaux, un parking couvert d'ombrières photovoltaïques.
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Record de raccordements, mais inquiétude grandissante. Alors que la France a ajouté près de 6 gigawatts (GW) de nouvelles capacités solaires en 2025, un niveau inédit, la filière photovoltaïque tire la sonnette d’alarme. En cause : les incertitudes entourant la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont la publication accuse plus de deux ans de retard, et le risque d’un objectif de déploiement revu fortement à la baisse à l’horizon 2030. Désormais espérée après la fin de la séquence budgétaire, son contenu fait l’objet de toutes les tergiversations alors que le contexte énergétique du pays a largement évolué depuis les premières consultations lancées en 2023. La hausse tant attendue de la demande d’électricité, devant être tirée par le déploiement des véhicules électriques, des pompes à chaleur et la décarbonation des industriels, n’est pas au rendez-vous.
Tandis qu’une première version du texte réglementaire tablait sur un objectif de 54 GW de capacités solaires à l’horizon 2030, les acteurs de la filière redoutent que l’exécutif retienne finalement un objectif de 42 GW. Un niveau qui correspond au deuxième scénario le plus bas du nouveau bilan prévisionnel de RTE, le scénario dit R2. « Avec 30 GW installés fin 2025 et 10 GW déjà sécurisés, le choix du scénario R2 empêcherait l’État de lancer de nouveaux projets solaires dans les prochaines années », a alerté Vianney de l’Estang, vice-président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), mardi 20 janvier, lors d’une conférence de presse.