Chèque GNR dans le BTP : les attentes, les échecs et les succès des artisans
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Un engin de chantier sur le chantier de l’A69 (Photo d’illustration)
Rémi Benoit - LT
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Un engin de chantier sur le chantier de l’A69 (Photo d’illustration)
Rémi Benoit - LT
C’est un acronyme que le commun des mortels ignorait jusqu’à la crise agricole de 2024 : GNR pour gazole non routier. Ce carburant de couleur rouge sert à alimenter les moteurs des tracteurs, mais aussi les engins de chantier dans le bâtiment et les travaux publics. Moins polluant que le fioul, il a été introduit en France en janvier 2011 et est devenu obligatoire pour tous les engins industriels en novembre de la même année.
Sauf qu’en raison de la guerre au Moyen-Orient, le prix des carburants, dont le GNR, a très vite atteint des sommets. Tant et si bien que dès le 22 avril, le gouvernement a annoncé des aides de soutien à l’activité économique. Ce fut chose faite le 27 pour l’agriculture, les transporteurs routiers et les pêcheurs avec un chèque de 70 millions d’euros. Le BTP vient, lui, d’obtenir un décret sur mesure publié vendredi dernier au Journal officiel sur le GNR.
Les entreprises du secteur n’excédant pas 20 salariés et consommant du gazole non routier sont les seules concernées. Une bonne nouvelle pour les artisans. Le président réélu de la Confédération de l’artisanat et des PME du bâtiment (CAPEB) se félicite ainsi d’un seuil « cohérent et responsable ».