• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Energie et IndustrieEnergie

« Le plan a échoué » : l'Europe est passée d’une dépendance au gaz russe au GNL américain

Photo de Agathe Perrier

Agathe Perrier

Publié le 13 mai 2026 à 10:24 - Mis à jour le 13 mai 2026 à 10:25

Les importations européennes de GNL américain ont représenté 58 % de l’approvisionnement du Vieux Continent en 2025, contre 28 % en 2021 (plus d'infos plus bas).

Les importations européennes de GNL américain ont représenté 58 % de l’approvisionnement du Vieux Continent en 2025, contre 28 % en 2021 (plus d'infos plus bas).

© Agathe Perrier, La Tribune

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 2

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 3

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 4

    « La mortalité explose comme en 2003 » : face à la canicule historique de juin, la crainte d'une hécatombe

  • 5

    OPINION. « Desserrer la tenaille RN-LFI », par Gabriel Attal ancien Premier ministre

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les importations européennes de GNL américain ont plus que triplé entre 2021 et 2025. Si bien que les États-Unis assurent, et de loin, la majorité des besoins de l’Europe. Les importations de gaz russe atteignent par ailleurs des records, portées par la demande française.

La quête de diversification énergétique de l’Europe a échoué. Initiée à la suite de l’invasion russe en Ukraine en 2022, afin de ne pas financer l’effort de guerre de la Russie et de sortir de la dépendance historique au gaz russe, elle s’est soldée par un asujetissement au gaz naturel liquéfié (GNL) américain, selon une étude de l’Institut d’économie de l’énergie et d’analyse financière (IEEFA) publiée ce mercredi.

Les importations européennes de GNL américain ont plus que triplé entre 2021 et 2025, passant de 29,8 milliards de mètres cubes à 99,5 milliards de mètres cubes (m3) en 2025. Elles ont ainsi représenté plus de la moitié (58 %) de l’approvisionnement du Vieux Continent l’année dernière, contre moins d’un tiers (28 %) en 2021.

Les États-Unis ont assis, en l'espace de quatre ans, leur position de plus gros fournisseur de GNL de l'Europe.
Les États-Unis ont assis, en l'espace de quatre ans, leur position de plus gros fournisseur de GNL de l'Europe. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

Cette part a même encore augmenté au premier trimestre 2026 (63 %), en raison de la guerre au Moyen-Orient qui parasite les exportations provenant du golfe. Si bien que l’IEEFA prévoit que l'Europe importera les deux tiers de son GNL des États-Unis cette année.

« Le passage du gazoduc au GNL en Europe était censé garantir la sécurité d'approvisionnement et diversifier les sources d'énergie. Or, les perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient et une dépendance excessive au GNL américain démontrent que le plan européen a échoué sur les deux plans », relève Ana Maria Jaller-Makarewicz, analyste principale en énergie pour l'Europe à l'IEEFA.

Le GNL russe à un niveau record

Malgré la volonté de l’Europe de se passer définitivement du gaz russe, celui-ci continue d’affluer. La Russie est toujours le deuxième fournisseur de GNL des pays européens. Son poids a toutefois baissé : le pays assurait 17 % de l’approvisionnement européen en 2021 contre 12 % en 2025.

A LIRE AUSSI

Guerre au Moyen-Orient : « L’arrêt des exportations de GNL par le Qatar est une aubaine pour Moscou »

Reste que les volumes de GNL importés par l’Europe de Russie ont augmenté. Ils se sont élevés à 20,4 milliards de m3 l’année dernière contre 17,5 milliards de m3 quatre ans plus tôt. Ces niveaux ont même atteint un record de 6,9 milliards de m3 au premier trimestre 2026, du jamais vu depuis 2022.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service
Le poids de la Russie dans les importations européennes de GNL a baissé entre 2021 et 2025 bien que les volumes aient augmenté.
Le poids de la Russie dans les importations européennes de GNL a baissé entre 2021 et 2025 bien que les volumes aient augmenté. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

Les importations de GNL russe sont tirées par la France, qui a importé à elle seule 41,5 % des volumes en 2025. Suit ensuite la Belgique (28 %), l’Espagne (19 %) et les Pays-Bas. À eux quatre, ces pays totalisent 98,5 % des importations de GNL russe de l’année dernière.

Ce quatuor a continué à doper les envois russes sur le premier trimestre 2026. La France a même « importé plus de GNL russe que tout autre pays européen » entre janvier et mars, avec un record atteint en janvier, selon le centre de réflexion.

La guerre en Iran rebat les cartes

La bataille est lancée pour la place de troisième plus gros fournisseur de GNL de l’Europe. Occupée par le Qatar et l’Algérie en 2025 (avec chacun 7 % des approvisionnements totaux), elle leur a été chipée par le Nigeria sur le premier trimestre 2026.

A LIRE AUSSI

Gaz : l’Italie accélère vers l’Algérie après les perturbations de l'approvisionnement en GNL qatari

Les importations européennes de GNL qatari ont chuté en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz depuis fin février, limitant les exportations du pays. Le Nigeria a ainsi assuré 7 % des approvisionnements européens entre janvier et mars, contre 6 % pour le Qatar et 5 % pour l’Algérie.

« La guerre au Moyen-Orient a accru la dépendance de l’Europe envers ses deux principaux fournisseurs de GNL, les États-Unis et la Russie. La crise énergétique de 2026 démontre que tant que les pays européens privilégieront le gaz, ils devront assumer les risques géopolitiques qui en découlent », souligne Jaller-Makarewicz.

Le paradoxe du sevrage

« La crise énergétique actuelle a incité les Européens à redoubler d'efforts pour réduire leur dépendance au gaz importé, notamment grâce à la nouvelle stratégie AccelerateEU ​​de l'UE », relève l’IEEFA. C’est pourquoi le centre de réflexion prévoit que la consommation de gaz en Europe pourrait continuer de diminuer cette année et chuter de 14 % entre 2025 et 2030. Par conséquent, la demande de GNL pourrait elle aussi baisser – d’environ 23 % sur la même période –, ce qui permettrait de réduire son exposition aux risques géopolitiques.

A LIRE AUSSI

La flambée du gaz pourrait rapporter des milliards de dollars aux exportateurs de GNL américain

Reste que les pays européens prévoient toujours de construire davantage de terminaux méthaniers. Si bien qu’en cas de baisse avérée de la demande, ces infrastructures risquent d'être sous-utilisées. Selon l’IEEFA, la capacité d’importation de GNL de l’Europe en 2030 pourrait ainsi dépasser sa demande totale de gaz et tripler sa demande de GNL.

« L’Europe n’a peut-être aucun contrôle sur les perturbations de l’approvisionnement en GNL, mais elle peut améliorer son efficacité énergétique et accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des pompes à chaleur afin de réduire sa dépendance aux importations », rappelle Jaller-Makarewicz. Et ainsi passer des paroles aux actes en somme.

Agathe Perrier

Sur le même sujet

Le PDG Bernard Fontana admet cette réorientation doit permettre de dégager des ressources pour soutenir les investissements dans le parc nucléaire français.

EDF vend ses éoliennes et panneaux solaires américains pour se concentrer sur le nucléaire

EDF va céder sa filiale EDF Power Solutions, qui gère 5,6 GW d'actifs renouvelables aux États-Unis et au Canada, au fonds américain KKR. Cette vente s'inscrit dans la stratégie de recentrage sur le nucléaire du groupe, qui doit financer la construction de six nouveaux réacteurs EPR2.

Energie
Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.

Sanofi dans le collimateur de l’UE pour soupçon d’entrave à la concurrence

La Commission européenne a ouvert une enquête formelle contre le géant pharmaceutique français, le soupçonnant d’une possible entrave à la concurrence sur le marché des vaccins antigrippaux. Sanofi se défend de toute pratique illégale.

Chimie & Pharmacie
Le réseau de chaleur de Dijon a connu une croissance rapide au cours des 12 dernières années, passant de 180 pour atteindre les 410 gigawattheures (MWth) délivrés, sur un parcours de 120 kilomètres. Ici La chaufferie biomasse des Péjoces située au sud...

Face à la canicule et à la transition énergétique, les territoires réclament des moyens

Réunis à Dijon pour les Assises européennes de la transition énergétique, élus, experts et entreprises ont dressé un constat : les solutions pour décarboner les territoires existent, mais leur déploiement se heurte notamment à l'équation budgétaire.

Premium
Energie et Industrie
C'est la première fois en France que deux opérateurs de gaz raccordent leurs réseaux dans la perspective de créer un circuit de distribution de gaz vert en boucle locale.

À Grenoble, le biogaz des campagnes alimente désormais la ville

C'est une première revendiquée dans le milieu du gaz vert : à compter de ce mois de juin, les réseaux de gaz de GRDF et de l'opérateur local GreenAlp seront raccordés par une nouvelle boucle locale. L'enjeu : verdir la consommation de gaz urbaine l'été, tout en s'appuyant sur une production locale de biogaz en circuit court.

Premium
Energie
Si Transition Pro a reçu près de 40 000 projets de reconversion entre 2020 et 2025, ces dossiers ne traduisaient pas, pour l'instant, des effets liés aux secteurs bousculés par l'IA.

Reconversion professionnelle : la demande grimpe, dans un contexte budgétaire contraint

Transitions Pro, le pilier du financement de la reconversion professionnelle - issu de la mutation du Fongecif -, tire un premier bilan positif des cinq années écoulées : depuis la pandémie de Covid-19, l'organisme aura reçu plus de 40 000 demandes de reconversion en Auvergne-Rhône-Alpes. Avec un modèle dont le financement reste cependant sur le fil.

Premium
Politique industrielle
Anne-Laure Thomas avec son fils atteint de ce syndrome.

Handicap : changer le regard par la musique

Avec Même Oxygène, l'association Autour des Williams donne la parole à de jeunes adultes porteurs du syndrome de Williams-Beuren. Un projet artistique qui sensibilise à cette maladie génétique rare et invite à changer de regard sur le handicap.

Chimie & Pharmacie
Le Slip Français compte investir dans son usine à Aubervilliers, à l'issue de son introduction en Bourse.

Égérie du made in France, Le Slip Français se lance en Bourse

Après avoir réussi son redressement financier et retrouvé enfin la rentabilité, Le Slip Français veut prendre une nouvelle dimension en lançant ce jeudi son introduction en Bourse, sur Euronext Growth Paris. La PME industrielle, spécialisée historiquement sur la production en France de sous-vêtements masculins, veut ainsi ouvrir son actionnariat à tous les Français et organiser la sortie de ses actionnaires historiques.

Premium
Politique industrielle
Ces derniers mois, les cours de l’électricité étaient nettement plus bas en France qu’ailleurs en Europe, en raison d’une production nucléaire abondante et d’une demande modérée. Pour combien de temps?

Risque d'approvisionnement : les entreprises doivent accélérer sur l'autoproduction d'électricité, alerte une étude

Les dirigeants d’entreprises doivent intégrer que l’ère de l’énergie « bon marché » se termine, pointe une étude du cabinet breton Kerlotec. En conséquence, les entreprises françaises doivent se préparer à adapter leur modèle.

Premium
Energie et Industrie