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Energie et IndustriePolitique industrielle

Électroménager : « Nous n'aurons pas de fermeture de site industriel en France », affirme SEB

Photo de Pierrick Merlet

Pierrick Merlet

Publié le 25 février 2026 à 07:00 - Mis à jour le 25 février 2026 à 08:43

A logo of French electrical goods company Groupe SEB is seen at the Groupe Seb Moulinex factory during a visit to announce the French government's recycling program in Mayenne, France, April 23, 2018. REUTERS/Stephane Mahe - A logo of French electrical...

A logo of French electrical goods company Groupe SEB is seen at the Groupe Seb Moulinex factory during a visit to announce the French government's recycling program in Mayenne, France, April 23, 2018. REUTERS/Stephane Mahe - A logo of French electrical...

SM/SAA/ - REUTERS - STEPHANE MAHE

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Face à une rentabilité en forte baisse, le groupe SEB a annoncé ce mercredi 25 février un plan d’économies majeur. Le spécialiste du petit électroménager compte supprimer plus de 2 000 emplois dans le monde, dont une bonne partie en France. Le directeur général adjoint précise ces mesures dans La Tribune.

C’est un nouveau coup de massue pour la filière française de l’électroménager. Comme pressenti depuis de longs mois, ce mercredi le groupe français SEB a annoncé, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, un plan d’économies nommé « Plan Rebond ».

Celui-ci pourra aller « jusqu’à » la suppression de 2 100 postes dans le monde, dont 1 400 emplois en Europe. 500 postes seraient concernés en France, selon un communiqué de l’entreprise, « sur la base du volontariat ».

« Nous n'aurons pas de fermeture de site industriel en France. Par contre, nous engageons les discussions avec les partenaires sociaux pour l'avenir de la production sur trois sites en Allemagne. En France, ce seront des postes tertiaires qui seront concernés », précise Cyril Buxtorf, le directeur général adjoint du groupe SEB, notamment en charge des produits et de l'innovation.

La direction du groupe s'attend même à plus de demandes de départs que de réels besoins grâce aux outils qui seront mis en place, comme la rupture conventionnelle collective et les départs anticipés à la retraite. Afin de compenser ces départs, le groupe français mise notamment sur l'intelligence artificielle et l'intégration de cette technologie dans certains départements de l'entreprise à la tête des marques comme Rowenta, Tefal ou encore Moulinex.

Selon l'agence AFP, sept sites en France sont potentiellement concernés par ce plan, dont les sites de Pont-Évêque (Isère), Mayenne (Mayenne) ou Rumilly (Haute-Savoie), mais également le siège social à Écully, en périphérie lyonnaise. À date, le groupe emploie 32 000 collaborateurs dans le monde, dont 6 100 en France.

200 millions d’euros d’économie

Au-delà des réductions d’effectifs, ce plan d’économies qui vise 200 millions d’euros d’économies dès 2027 vise à « développer plus rapidement des innovations produits plus impactantes » et « accélérer les ventes en ligne » grâce à des nouvelles pratiques numériques, précise l'entreprise dans un communiqué.

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« Nous voulons réduire de 30 % le temps de mise sur le marché de nos innovations. Cela passe par une mise à l'échelle de notre équipe de conception produit en Asie, notamment (...) Le monde dans lequel nous évoluons est devenu plus exigeant, avec une concurrence asiatique plus rapide, des cycles d'innovation plus courts et des pratiques marketing qui évoluent », justifie Cyril Buxtorf.

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En France, les ventes d'électroménagers reculent et affichent des contrastes sans précédent

Avec ce plan « Rebond », le groupe Seb vise « une croissance organique annuelle de ses ventes de +5 % et une marge opérationnelle de 10 % », avec l’ambition d’atteindre 11 % assez rapidement. L'entreprise souhaite ainsi retrouver le chemin d'une croissance « durable ».

Pour y parvenir, l'industriel, au-delà de rapprocher ses équipes R&D de ses équipes de production, compte notamment agir sur ses achats. L'internalisation de certaines productions n'est pas à exclure, mais surtout le groupe Seb veut réduire son nombre de sous-traitants pour grossir ses flux de pièces détachées afin de réduire ses coûts. Une stratégie qui peut sembler risquée alors que la tendance industrielle du moment est davantage à miser sur du double voire triple sourcing pour dé-risquer les approvisionnements.  

Recul de la rentabilité

Quant aux résultats annuels de son année 2025, qui ont amené à ce plan, ils sont avant tout marqués par une stabilisation des ventes autour des 8,2 milliards d’euros annuels, malgré un fort recul des ventes aux États-Unis. Mais surtout, un résultat opérationnel d’activité de 601 millions d’euros en 2025, soit une baisse de -24 % par rapport à 2024.

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« La marge opérationnelle s’établit ainsi à 7,4 % des ventes, contre 9,7 % l’année précédente », explique le groupe SEB dans son communiqué. Un recul de la rentabilité que l’entreprise spécialisée dans le petit électroménager veut donc éradiquer très rapidement avec ce plan.

« Les résultats de l'année 2025 ont été marqués par trois éléments conjoncturels que sont la volatilité des devises, la branche des professionnels où nous sommes à un creux de cycle sur plusieurs gros contrats et les droits de douane américains », tient à préciser le directeur général adjoint, qui se veut tout de même rassurant pour la suite. « Ces éléments conjoncturels ont été quasiment totalement effacés sur la fin d'année 2025 », ajoute-t-il.

À la suite de la présentation de son plan d'économies et de ses résultats annuels, l'action du groupe SEB a bondi de 10 % à l'ouverture du marché boursier. 

Pierrick Merlet

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