Il est inhabituel de voir une telle incertitude entourer une information publiée par la très réputée agence Bloomberg. Mardi, le groupe financier d’information annonçait que la Chine avait suspendu ses achats de fer en dollars auprès du géant minier australien BHP. Si cette décision se confirmait, ses conséquences seraient majeures : 60 % des importations chinoises du métal arrivent d’Australie par bateau, cette liaison maritime représente à elle seule 20 % de toutes les exportations australiennes, et plus de 5 % uniquement pour le fer de BHP.
Ce jeudi, les vraquiers contenant le fer continuent à partir pour Pékin. Mais à la suite de l’annonce mardi, les actions du minier ont chuté de 2,5 %, effaçant plus de 5 milliards de dollars de capitalisation. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a fait part de son inquiétude et a demandé aux marchés de « fonctionner correctement ». Trop faible réponse pour ses opposants. Sur le plateau de Sky News, James Paterson, député d’opposition a incité le Premier ministre à faire plus pour BHP et à soutenir l’entreprise qui reste muette sur le sujet pour l’instant. « Le minerai de fer est évidemment la principale exportation de l’Australie et l’un des plus gros contributeurs au budget fédéral », a souligné James Paterson.