LA TRIBUNE. Après l'annonce en 2023 de la création de votre fonds d'investissement dédié aux métaux critiques, avec le soutien de l’État, vous venez de boucler vos deux premiers deals, dans l'usine française de Carester et une mine de lithium australienne. Comment se fait-il que trois années soient nécessaires pour arriver aux premiers deals ?
VINCENT LEVITA. Pendant longtemps, ce secteur est resté à l’écart des flux de capitaux pour diverses raisons, notamment d’image, à l’instar de la défense par exemple. C’est un secteur qui requiert un travail de sensibilisation auprès des investisseurs s’inscrivant dans la durée. Par ailleurs, côté investissement, nous avons tout d’abord commencé par recruter une équipe d’experts en 2024. Nous avons été ralentis ensuite par les surcapacités apparues autour du lithium et du nickel, alors que la demande progressait moins rapidement que prévu. Les cours sont tombés et la pression sur les projets a baissé. Aujourd’hui, la dynamique de notre fonds est très bonne, même si cela a pris du temps. Nous réalisons bien ce que nous avions dit en 2023.
Devons-nous en déduire que vous avez réussi à boucler un premier tour de table auprès d'investisseurs pour financer vos premiers dossiers ? Vous n'avez jamais communiqué sur une telle opération.