L'année 2025 marque une forte relance des investissements industriels dans le monde, selon une nouvelle étude menée conjointement par Mckinsey et Trendeo. Surtout, ses statistiques dessinent une nouvelle géographie de ces investissements avec une Chine qui investit plus que jamais à l'étranger.Entre enjeux de souveraineté et tensions géopolitiques, les investissements mondiaux dans l'industrie sont repartis à la hausse en 2025. À en croire une nouvelle étude menée conjointement par les cabinets McKinsey et Trendeo, ils ont atteint 1801 milliards de dollars, soit une croissance de +32 % par rapport à 2024. Une tendance qui se retrouve en nombre de projets (+14 %), en sachant que le duo n'a retenu que les dossiers qui ont nécessité au moins 30 millions d'euros d'investissement et 50 emplois créés. « Cette croissance est avant tout tirée par les data centers et l'industrie pharmaceutique, tandis que les investissements dans les énergies renouvelables sont au plus bas depuis 10 ans », observe Matthieu Dussud, directeur associé chez McKinsey.
Elle aussi dans la tourmente, l'industrie automobile mondiale, avec 76 milliards de dollars d'investissements captés, atteint son point le plus bas depuis 2016. Mais dans cette sombre dynamique, la Chine apparaît comme un acteur omniprésent. Le pays est le premier pays mondial en émetteur d'investissements automobiles vers l'étranger, avec 29 % en 2025, contre 30 % l'année précédente. La seconde place est occupée par l'Union européenne avec seulement 16 %, puis vient la Corée du Sud avec 14 %.
Rien qu'entre 2023 et 2025, le Maroc a accueilli 42,2 milliards de dollars d'investissements chinois dans l'industrie automobile, particulièrement pour desservir le marché européen. Le Maroc, en 2025, est ainsi la troisième destination mondiale pour les investissements automobiles grâce à ce soutien chinois, derrière les États-Unis et l'Union européenne. Derrière cette destination privilégiée pour l'Empire du Milieu, l'Indonésie a capté quant à elle 24,8 milliards de dollars sur la même période, devant l'Égypte et ses 18,4 milliards de dollars.