Dans une étude à paraître prochainement, le think tank La Fabrique de l’Industrie dresse un constat alarmant : « Les PMI et ETI ont jusqu’à 10 fois plus de chances que les grandes entreprises industrielles de ne pas envisager d’investissement technologique avant 2030. »
Ce terme englobe l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques et la robotique industrielle avancée. « Le risque est à terme d’affaiblir la diffusion des gains de productivité dans l’ensemble du tissu industriel », poursuit le lobby. Il souligne les capacités financières limitées de ces structures françaises.
Ce constat frappe l’industrie tricolore alors que s’ouvre ce lundi, à Paris, le salon Global Industrie. Ce grand rendez-vous de la filière expose plus de 3 000 machines pendant quatre jours au Parc des Expositions de Villepinte. « Automatiser un poste aujourd’hui, c’est un investissement de 100 000 euros en moyenne, et c’est une opération longue et fastidieuse. Nous, nous voulons le proposer à 50 000 euros voire moins pour démocratiser l’accès à cette technologie, tout en étant assez simple à intégrer aux chaînes de production existantes. Il faut proposer des cas d’usage qui assurent rapidement un retour sur investissement », expose Marc-Henri Frouin. Le fondateur et CEO de Niryo présentera un bras robotisé doté d’intelligence artificielle. L’appareil peut saisir une pièce non usinée, la placer dans la machine correspondante, la récupérer puis effectuer un contrôle qualité.