« L'industrie a besoin de vous et vous avez besoin de l'industrie ! ». Le Groupe des industries métallurgiques (GIM), qui représente les 1 700 entreprises franciliennes et leurs 250 000 salariés, vient d'écrire aux élus locaux réunis, ces 2 et 3 juin, au salon des maires d'Île-de-France (AMIF).C'est un phénomène national qui touche toutes les régions de France : le foncier économique se fait de plus en plus rare. D’après le troisième Baromètre du foncier économique publié mercredi dernier par l’association Intercommunalités de France, qui représente ces élus chargés du développement économique en lien avec les régions, la Banque des Territoires (groupe Caisse des Dépôts) et le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), plus de huit intercommunalités sur dix (81 %) indiquent qu'elles manquent de terrains disponibles pour accueillir de nouveaux projets et être contraintes de les refuser.
29 % des sondés jugent que le foncier pèse sur l'activité
Ce n'est guère mieux dans le Grand Paris. Alors que se tient, ces 2 et 3 juin, le salon de l'association des maires d'Île-de-France, le Groupe des industries métallurgiques (GIM), qui représente les industries mécaniques, les dispositifs médicaux, la construction électrique, la sidérurgie, l'automobile, l'aéronautique et la défense, interpelle les élus locaux.
Dans un document de quatre pages intitulé « Maires d'Île-de-France, l'industrie a besoin de vous et vous avez besoin de l'industrie ! », que La Tribune a pu consulter, le GIM (1 700 entreprises, 270 000 salariés, 21 % de la branche française) dévoile les résultats d'une enquête réalisée auprès d'une centaine de ses adhérents.
Il en ressort que 29 % des sondés estiment qu'« il est impossible de s'agrandir, que le foncier pèse sur l'activité ou que l'avenir de leur site est incertain ». Même pourcentage pour les professionnels qui relèvent que « les horaires de transport ne sont pas adaptés » aux équipes et que des territoires sont mal desservis. Et ce alors que les transports franciliens dépendent de la Région.