Avec 19 ouvertures nettes d'usines, la Nouvelle-Aquitaine écrase le baromètre industriel 2025 de la DGE grâce à la montée en puissance des grands sites existants notamment dans l'aérospatial et la défense. Mais les petites industries souffrent davantage, selon Trendeo, qui documente au contraire un mouvement croissant de fermetures d'usines dans le Sud-Ouest comme dans le reste du pays.Un peu moins d'ouvertures d'usines et beaucoup plus de fermetures. L'année 2025 confirme les difficultés de l'industrie tricolore même si le bilan de la Direction générale des entreprises, qui dépend du ministère de l'Economie, reste encore positif. La DGE a ainsi dénombré 19 ouvertures nettes de sites industriels en France l'an dernier, attestant toutefois d'un nouveau ralentissement après les 88 ouvertures nettes de 2024 et les près de 200 enregistrées en 2023.
La Nouvelle-Aquitaine, habituée du podium
Dans cette période délicate, encore renforcée par le choc énergétique de la guerre en Iran, la Nouvelle-Aquitaine tire très nettement son épingle du jeu. La grande région affiche ainsi un solde net de 19 créations d'usines en 2025, loin devant l'Occitanie (+10) et Auvergne-Rhône-Alpes (+6). Et la Nouvelle-Aquitaine inscrit ce dynamisme industriel dans la durée puisqu'elle figurait déjà sur la 2e marche du podium en en 2024 (+24) et en 2023 (+30) et elle était déjà en pole position en 2022 (+41).
« Nous récoltons les fruits d’une politique de long terme pour stimuler les innovations et diversifier notre économie », se félicite Alain Rousset, le président (PS) de la Région Nouvelle-Aquitaine, dans un communiqué. « Depuis 2004, j’ai tourné toute ma politique vers l’innovation et mis en place des programmes structurants tels que « Usine du futur » avec plus de 1 000 entreprises accompagnées, et Néo Terra, la feuille de route du conseil régional pour accélérer toutes les transitions. » En moyenne, la Région a investi 124 millions d’euros par an dans le développement économique depuis dix ans.