La mine d’Échassières se veut la « vitrine » du déplacement d’Emmanuel Macron dans l’Allier, selon les mots de l’Élysée. Le chef de l’État se rend ce mercredi en Auvergne autour du thème de la réindustrialisation. Il y présidera même, ce matin, un Conseil des ministres délocalisé, fait assez rare pour être souligné.
« Cela est réservé à des séquences où le gouvernement entend imprimer une démarche (…) En l’occurrence, la réindustrialisation d’un territoire historiquement industriel », précise l’entourage du chef de l’État.
Cette mine, détenue par le géant minier Imerys, est le quatrième plus gros gisement mondial de minerais de lithium. La carrière exploitée aujourd’hui pour son kaolin devrait permettre de produire 34 000 tonnes par an d’hydroxyde de lithium, afin d’équiper 700 000 voitures électriques. Ce projet, baptisé EMILI et reconnu d’intérêt national majeur depuis juillet 2024, est à ce stade le « plus avancé en Europe sur un métal critique », rappelle l’Élisez.
Le site a donc été choisi comme cadre pour les annonces présidentielles autour des 150 projets jugés stratégiques qui bénéficieront de mesures d’accélération et de simplification. Avec l’objectif pour l’État de copier sur ce qui a été fait pour la reconstruction de Notre-Dame ou pour les Jeux olympiques dans l’optique de réduire drastiquement les délais d’instruction. Ces projets, répartis dans 63 départements, prévoient 71 milliards d’euros d’investissements et devraient créer 32 000 emplois. La visite d’Emmanuel Macron sur le site, inscrit sur la liste, se veut symbolique en tant qu’« incarnation de l’objectif de souveraineté et de verticalisation de filières ».