À moins d'une semaine du vote de confiance, le ministre en charge de l'Industrie et de l'Energie s'est offert, ce lundi, une visite de terrain dans l'Allier, à Echassières, sur le site du géant minier Imerys. Pendant plus d'une heure trente, Marc Ferracci a affiché et répété son soutien à ce qui devrait devenir la première mine de lithium en France et la plus grande en Europe, défendant un enjeu de « souveraineté ».
Le site, reconnu « d'intérêt national majeur », devrait permettre de produire 34.000 tonnes par an d'hydroxyde de lithium afin d'équiper 700.000 voitures électriques.
Une visite loin d'être anodine, alors que des décrets précisant la réforme du code minier ont été publiés la semaine dernière. « C'est un soutien au titre des autorisations, au titre de la facilitation des projets (...) Nous avons adopté quatre décrets qui modifient notre code minier afin d'accélérer les procédures liées à ce type de projet, mais aussi afin de faciliter le dialogue autour des projets, parce que vous savez que la question de l'acceptabilité des projets est une question majeure », a précisé Marc Ferracci qui a pu mesurer l'opposition que suscite également le projet par la présence d'une dizaine de manifestants de Stop Mines 03 devant le site.
Par la voix du ministre, l'État a aussi réaffirmé son soutien financier au projet baptisé Emili, confortant un crédit d'impôt Industrie verte de l'ordre d'« à peu près 200 millions d'euros ». Soit un quart de l'enveloppe globale de 800 millions d'euros accordée aux projets miniers. Une aide bienvenue alors qu'Imerys a réévalué, fin juillet, le coût total du projet à 1,8 milliard d'euros (contre 1 milliard) en raison de « l'inflation mais aussi d'investissements pour réduire les impacts environnementaux et sociaux », a expliqué Alan Parte, le responsable des projets lithium d'Imerys.